Raphaël Glucksmann: le dictat de l’ultralibéralisme transatlantique
Fils du philosophe André Glucksmann et issu d’une famille juive ashkénaze française, Raphaël Glucksmann, se présente en tant qu’ essayiste et homme politique français.
En 2004, un événement clé marque son entrée dans les bouleversements géopolitiques : après avoir participé à la révolution des Roses, Mikheil Saakachvili est propulsé à la présidence de la Géorgie par Colin Powell sous l’administration de George W. Bush, avec le soutien d’organisations comme la National Endowment for Democracy (NED), Freedom House et la CIA, selon The Guardian (https://theguardian.com/world/2004/nov/26/ukraine.usa).
En 2005, Eka Zgouladze, qui deviendra l’épouse de Raphaël Glucksmann (aujourd’hui son ex), est nommée première vice-ministre des Affaires intérieures de la Géorgie. Elle réforme les forces de police, transformant, selon certains, « cette corporation détestée en l’institution la plus respectée du pays ». Pourtant, les habitants dénoncent un autoritarisme persistant, des violences, et l’emprisonnement ou la torture d’opposants. Eka participe aussi à la fusion de la police, des services secrets et de l’ex-KGB géorgien, renforçant le contrôle étatique au prix de controverses.
L’héritage de papa
Aux côtés de son père André, Gluks Jr. était l’un des collaborateurs de la revue Le Meilleur des Mondes, affiliée au Cercle de l’Oratoire. Ces publications, destinées initialement à défendre le bien-fondé de la guerre en Irak, ainsi que l’opposition à la montée de l’antiaméricanisme en France. Ces publications parurent entre 2006 et 2008, portées par le Cercle de l’Oratoire, un groupe de réflexion réunissant diverses sensibilités, ayant pour socle commun, leur favorabilité à une doctrine et une politique des États-Unis en France.
Tel père, tel fils
Aux côtés de son père André, Gluks Jr. était l’un des collaborateurs de la revue Le Meilleur des Mondes, affiliée au Cercle de l’Oratoire. Ces publications, destinées initialement à défendre le bien-fondé de la guerre en Irak, ainsi que l’opposition à la montée de l’antiaméricanisme en France. Ces publications parurent entre 2006 et 2008, portées par le Cercle de l’Oratoire, un groupe de réflexion réunissant diverses sensibilités, ayant pour socle commun, leur favorabilité à une doctrine et une politique des États-Unis en France.
Candidat « de droite » chez Alternative libérale en 2007 avec une position atlantiste.
En 2006, Raphaël Glucksmann a été choisi par Alternative Libérale (AL), un parti prônant à la fois le libéralisme politique et économique, pour se présenter comme candidat aux élections législatives de 2007 dans la cinquième circonscription de Paris. En charge de présenter les orientations de politique étrangère du parti, il est intervenu en septembre 2006 lors d’une conférence de presse aux côtés d’Édouard Fillias, en tant que membre actif d’AL.
Des recherches effectuées dans les archives du site web du parti par Libération ont confirmé que Glucksmann avait été présenté comme candidat jusqu’au début de mars 2007. Dans un enregistrement retrouvé par le journal, lors d’une conférence de presse d’Alternative Libérale, Édouard Fillias a donné la parole à Glucksmann, présenté alors comme un « candidat », avant d’expliquer pourquoi il était « intéressé par ce mouvement et cette candidature ». Ce qu’il niera en 2019, lors d’une conférence de presse de Place Publique.