Purges en pleine guerre : Les États-Unis semblent s’apprêter à fouler le sol iranien

Purges en pleine guerre : Les États-Unis semblent s’apprêter à fouler le sol iranien

Le 17 mars 2026, Joe Kent, directeur du National Counterterrorism Center et ancien Green Beret pourtant fidèle soutien de Donald Trump, a claqué la porte de manière spectaculaire. Dans une lettre de démission rendue publique, il a expliqué ne plus pouvoir « en conscience » soutenir la guerre contre l’Iran, lancée fin février sous le nom d’opération Epic Fury. Selon lui, Téhéran ne représentait pas une menace imminente pour les États-Unis, et la décision sentait fortement la pression israélienne et l’influence de son « puissant lobby américain ». Trump l’a aussitôt qualifié de « très faible sur la sécurité ». Au moins, Kent a eu le mérite de la franchise dans une administration qui préfère visiblement le silence complice.
Tulsi Gabbard : la directrice du renseignement national déjà dans le viseur
Quelques semaines après la démission de Joe Kent, les rumeurs enflent autour de Tulsi Gabbard, Director of National Intelligence. Des sources internes rapportent que Trump aurait demandé à ses conseillers s’il fallait la remplacer. Son crime présumé ? Avoir protégé un adjoint critique de la guerre et refusé de valider pleinement le narratif de « menace imminente » iranienne lors de son témoignage au Congrès. Dans une administration qui exige une loyauté totale envers la ligne hawkish pro-Israël, même les figures les plus alignées sur le papier ne sont jamais à l’abri d’un limogeage.
Les généraux de l’US Army virés sans ménagement par Pete Hegseth en pleine guerre
Le spectacle le plus inquiétant reste cependant celui orchestré par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Le 2 avril 2026, en pleine escalade militaire contre l’Iran, Hegseth a procédé à un triple limogeage au sommet de l’US Army :
Gen. Randy George, Chief of Staff de l’US Army, forcé à la retraite immédiate alors qu’il lui restait plus d’un an de mandat ;
Gen. David Hodne, commandant de l’Army Transformation and Training Command, chargé de la modernisation et de la préparation des forces ;
Maj. Gen. William Green, responsable du Corps des aumôniers de l’Army.
Aucune raison officielle n’a été fournie. Mais le timing – cinq semaines après le début de la guerre et alors que les États-Unis intensifient leur présence dans la région – est éloquent. Des sources au Pentagone et des sénateurs, dont Chris Murphy, indiquent que ces officiers exprimaient des réserves réalistes sur les plans de Hegseth : ils les jugeaient « non viables, désastreux et mortels », notamment en cas d’envoi de troupes au sol. Hegseth, lui, ne cache pas son ambition : il veut une armée « létale », docile et pleinement alignée sur une vision agressive.
Hegseth refuse d’exclure les « boots on the ground » et prépare le terrain
Ces purges interviennent alors que Pete Hegseth multiplie les déclarations où il refuse explicitement d’exclure un déploiement de troupes américaines sur le sol iranien. Lors de briefings récents au Pentagone, il a martelé : « Nous n’allons fermer aucune option », y compris les « boots on the ground », car « on ne peut pas gagner une guerre en disant à l’adversaire ce qu’on est prêt ou non à faire ». Il a même défendu l’idée auprès de la base MAGA, affirmant ne pas comprendre pourquoi certains s’y opposeraient et invitant à « faire confiance à Trump ».
Des rapports font état de préparatifs pour des opérations au sol limitées mais risquées : raids par forces spéciales et infanterie conventionnelle, possible saisie de l’île de Kharg (hub pétrolier représentant 90 % des exportations iraniennes) ou extraction d’uranium enrichi. Des milliers de soldats et Marines supplémentaires ont été déployés au Moyen-Orient, et le Pentagone planifierait des semaines d’opérations terrestres. La purge des généraux qui osaient avertir des risques apparaît dès lors comme un signal clair : l’administration veut des officiers prêts à exécuter sans murmurer cette escalade potentielle, alignée sur un soutien inconditionnel à Israël.
Pam Bondi et les autres fidèles jetés pour manque d’enthousiasme
Le même jour, Pam Bondi, Attorney General, a été virée par tweet présidentiel pour « transition vers le secteur privé ». Son tort ? Ne pas avancer assez vite sur les poursuites politiques et la gestion des Epstein files. Quelques semaines plus tôt, Kristi Noem à la Sécurité intérieure avait subi le même sort. Quand on est loyal, on peut encore être sacrifié si on ne l’est pas assez agressivement.

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L’entrée dans la guerre énergétique : un tournant critique

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L’entrée dans la guerre énergétique : un tournant critique dans le conflit israélo-iranien

Le 18-19 mars 2026, environ trois semaines après le déclenchement du conflit le 28 février par des frappes américano-israéliennes coordonnées (opération Epic Fury, assassinat du Guide suprême Ali Khamenei et ciblage de sites militaires, nucléaires et balistiques), Israël a mené une attaque aérienne majeure sur le champ gazier iranien de South Pars, le plus vaste gisement de gaz naturel au monde, partagé avec le Qatar.

Cette frappe marque l’entrée explicite dans une guerre énergétique : un seuil franchi qui transforme le conflit d’une confrontation militaire et asymétrique en un affrontement économique direct visant les revenus et les infrastructures énergétiques des deux camps.

De la guerre militaire à la guerre énergétique
Jusqu’alors, les opérations se concentraient sur la dégradation des capacités militaires iraniennes ; désormais, elles visent l’asphyxie économique via l’énergie, avec des conséquences immédiates sur les marchés mondiaux et les alliances régionales.
Cette phase nouvelle n’a pas été déclenchée avec un consentement explicite de Washington. Israël a revendiqué l’opération comme « solitaire », malgré des indices de notification préalable via CENTCOM.

Trump prend ses distances publiquement
Donald Trump a immédiatement pris ses distances, affirmant publiquement que les États-Unis « knew nothing about this particular attack » et déclarant à Benjamin Netanyahu : « I told him don’t do that ». Il a exigé l’arrêt des frappes supplémentaires sur South Pars, tout en menaçant l’Iran de destruction massive du champ entier si les attaques sur le Qatar se poursuivaient.
Cette distanciation publique illustre déjà une divergence stratégique croissante.

La riposte iranienne : démonstration mesurée mais lourde de menaces
L’Iran a répliqué dans les heures suivantes par des missiles balistiques et drones sur des infrastructures énergétiques du Golfe.

Cibles principales de la riposte iranienne
Le complexe de Ras Laffan au Qatar (hub mondial du GNL représentant environ 20 % de l’offre globale) a été le principal touché : deux trains LNG sur 14 endommagés, usine gas-to-liquids Pearl impactée, incendies massifs. Les dégâts entraînent une perte estimée à 17 % des capacités d’export qataries, hors service pour 3 à 5 ans selon le PDG de QatarEnergy.
D’autres sites ont été visés en Arabie saoudite (SAMREF à Yanbu), au Koweït (Mina Al-Ahmadi, Mina Abdullah) et aux Émirats (Habshan, Bab).

Araghchi et les forces armées iraniennes : « zero restraint » à venir
Cette réponse n’est pourtant qu’une démonstration fractionnelle. Le ministre des Affaires

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