L’affaire Jeffrey Epstein, ce cloaque de pouvoir et de vice, n’en finit pas de salir des gros poissons, et Bill Clinton nage en plein dedans. Surnommé « John Doe 36 » dans les dossiers judiciaires, l’ex-président a laissé des traces bien grasses : 26 vols minimum sur le Lolita Express, des photos compromettantes, des témoignages qui sentent le soufre. Les documents déclassifiés livrent des bouts de vérité, mais le mutisme de Clinton et les pages encore planquées laissent un goût amer. On plonge dans ce bourbier, preuves à l’appui.
« John Doe 36 » : un pseudonyme qui cache mal la bête
Janvier 2024, les dossiers du procès Giuffre contre Maxwell tombent enfin, et Clinton y brille sous le pseudo « John Doe 36 ».
Plus de 50 mentions, pas moins, avec les avocats de Virginia Giuffre qui le harcelaient pour qu’il crache le morceau sur ses liens avec Epstein (ABC News, 2 janvier 2024). Pas d’accusation nette, non, mais une odeur tenace : pourquoi tant d’insistance ? La juge Loretta Preska a balancé son vrai nom au grand jour, estimant que l’anonymat n’avait plus de sens, et Clinton n’a pas moufté.
Malin, il laisse les curieux ronger leur frein pendant que les conspis s’enflamment.
Le Lolita Express : 26 vols, zéro explication crédible
Parlons du jet d’Epstein, ce Lolita Express où des gamines se faisaient trimballer pour le plaisir des puissants. Clinton y a posé ses fesses au moins 26 fois entre 2001 et 2003, d’après les registres de vol déterrés par Fox News 13 mai 2016. New York à Londres, escales au Japon, en Thaïlande, à Brunei – des virées de luxe, souvent maquillées en missions pour la Clinton Foundation.
Mais voilà le hic : sur au moins cinq vols, pas un seul agent du Secret Service, un scandale pour un ex-président censé être sous protection H24. Le pilote, Lawrence Visoski Jr., balance au procès Maxwell en 2021 : oui, Clinton était là, avec des passagers aux noms bizarres comme « Tatiana » ou « Ingrid » – des fantômes qu’on ne retrouve pas.
Il faisait quoi, au juste, dans ce zinc pourri ?
Les dossiers déclassifiés : du lourd, mais pas assez
Les documents de 2024 jettent une lumière crue. Johanna Sjoberg, une des victimes, lâche une bombe dans sa déposition : Epstein aurait dit de Clinton, « Il les aime jeunes », un uppercut qui résonne encore. Pas de vidéo, pas de témoin direct, mais cette phrase colle comme une tache. En février 2025, la « Phase 1 » des fichiers Epstein, 200 pages sorties par Pam Bondi et le ministère de la Justice, remet les vols sur la table : dates, trajets, tout y est, mais rien de neuf pour clouer Clinton.
On y lit aussi que Giuffre a tenté de le faire parler en 2016, en pleine campagne d’Hillary – tentative tuée dans l’œuf. Dans Citizen (2024), Clinton joue l’innocent : oui, j’ai volé avec lui, mais jamais mis un pied à Little Saint James. Sauf que Doug Band, son ex-bras droit, jure l’avoir vu sur l’île en 2003, sans photo pour le prouver.
Une vérité qui se dérobe, une puanteur qui reste
Clinton et Epstein, c’est une bromance toxique : des clichés où il rigole avec Maxwell et le prédateur, 26 vols minimum dans un jet qui pue le crime, et des alibis qui tiennent à peine. Pourtant, les dossiers publics ne l’épinglent pas – pas encore. Son porte-parole, Angel Ureña, serine qu’il a largué Epstein en 2005 et n’a rien vu de louche. Vraiment ? Vingt-six fois dans cet avion, et il n’a rien capté ? Les milliers de pages encore sous clé, évoquées par Bondi en 2025, pourraient enfin faire sauter le couvercle – ou confirmer que le système protège ses stars.
En clair, Clinton est embourbé jusqu’au cou dans l’affaire Epstein : un pseudo qui clignote, des vols à gogo, des mots qui brûlent. Les dossiers déclassifiés balancent des miettes, mais le gros poisson glisse encore. Ça sent le roussi, et le silence de l’ex-président n’arrange rien.
Sur des photos inédites obtenues en exclusivité par DailyMail.com, Bill Clinton profite d’un massage du cou prodigué par une victime de Jeffrey Epstein. Assis confortablement, il rit tandis que Chauntae Davies, lui masse les épaules.
Clinton, alors âgé de 56 ans, s’était plaint d’une raideur de la nuque après s’être endormi dans le célèbre jet privé d’Epstein lors d’un voyage humanitaire avec le pédophile en Afrique en septembre 2002. Après l’insistance de Maxwell, Clinton a demandé au jeune homme d’une vingtaine d’années : « Pourriez-vous essayer ? »
Davies, qui a affirmé avoir été violée par Epstein après avoir été recrutée par Maxwell, a déclaré que Clinton était un « parfait gentleman » lors du voyage, décrivant comment la rencontre s’est déroulée.
L’équipe de Clinton a déclaré qu’il n’avait effectué que quatre voyages avec Epstein à bord du Lolita Express en 2002 et 2003. Mais les journaux de vol ont montré qu’il avait effectué au moins 26 vols individuels au cours de ces années.
L’avion de ligne Boeing 727 argenté et noir d’Epstein – surnommé le « Lolita Express » – transportait des passagers de marque, dont le président Bill Clinton et le prince Andrew.
Epstein a été accusé d’avoir utilisé son avion privé pour transporter des mineures vers ses luxueuses résidences à New York, Palm Beach, au Nouveau-Mexique et même à Paris. Mais Clinton a nié toute connaissance des prédispositions de ce pédophile.
Elle avait précédemment déclaré qu’elle avait été invitée à se joindre au voyage une semaine avant leur départ, et lorsqu’elle est arrivée à l’aérodrome, on lui a demandé de porter un uniforme pour avoir l’air professionnelle (photo).
Davies a intégré le cercle intime d’Epstein (photographiés ensemble) alors qu’elle suivait une formation de massothérapeute dans une université de Los Angeles. Elle a rencontré Ghislaine à l’hôtel Four Seasons de Beverly Hills. Quelques heures seulement après avoir rencontré la mondaine aujourd’hui emprisonnée, Ghislaine a contacté Davies et lui a proposé de prendre un jet privé pour se rendre au domicile d’Epstein à Palm Beach.


