Malgré le discours récurrent des médias mainstream, comme LCI, qui décrivent Vladimir Poutine comme un dirigeant isolé sur la scène internationale, les récents événements prouvent le contraire. Le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui s’est tenu les 31 août et 1er septembre 2025 à Tianjin, en Chine, a réuni plus de 20 chefs d’État et de gouvernement, dont le président russe, aux côtés de figures majeures comme le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre indien Narendra Modi. Cette rencontre, largement relayée par des sources internationales, met en lumière l’influence persistante de Poutine et la solidité des alliances russo-chinoises et eurasiatiques, dans un contexte de tensions géopolitiques marquées par l’élection de Donald Trump comme 47e président des États-Unis.
Un sommet symbolique et stratégique
Le sommet de l’OCS, qualifié par plusieurs médias comme le plus important depuis la création de l’organisation en 2001, a offert une tribune à Poutine pour renforcer ses relations avec des partenaires clés. Les images de Tianjin, montrant Poutine, Xi Jinping et Modi en discussions amicales, voire se tenant par la main, ont été largement commentées comme un symbole d’unité face à l’Occident. Xi Jinping a dénoncé la « mentalité de guerre froide » et promu un « ordre mondial multipolaire », tandis que Poutine a critiqué les modèles « eurocentristes » qu’il juge obsolètes. Modi, de son côté, a marqué les esprits par sa première visite en Chine depuis 2018, signe d’un rapprochement entre New Delhi et Pékin, notamment sous la pression des tensions commerciales avec les États-Unis.
Une rencontre avec Trump, un signal supplémentaire
À peine deux semaines avant ce sommet, Poutine s’était entretenu avec Donald Trump en Alaska, une rencontre qui a suscité des réactions contrastées. Alors que certains médias occidentaux ont qualifié cette discussion d’« humiliante » pour Trump, elle témoigne de la capacité de Poutine à maintenir un dialogue avec des acteurs majeurs, y compris ceux qui incarnent l’Occident. Ce tête-à-tête, suivi de la présence de Poutine aux côtés de Xi et Modi à Tianjin, contredit l’idée d’un isolement diplomatique. Des publications sur X soulignent d’ailleurs que cette séquence diplomatique – Alaska puis Tianjin – illustre une stratégie russe de coordination avec ses alliés avant et après des rencontres avec l’Occident.
L’OCS, un contrepoids à l’OTAN
L’OCS, qui regroupe dix États membres et seize pays observateurs, représente près de la moitié de la population mondiale et 23,5 % du PIB global. Présentée comme un contrepoids à l’OTAN, elle permet à la Russie et à la Chine de promouvoir un modèle alternatif à l’ordre occidental. La présence de leaders comme le président turc Recep Tayyip Erdogan, l’iranien Massoud Pezeshkian ou encore le nord-coréen Kim Jong-un renforce cette image d’un « front du refus » face à l’unilatéralisme américain. Les discussions bilatérales, notamment entre Poutine et Modi dans une voiture blindée pendant près d’une heure, ou avec Erdogan sur le conflit ukrainien, montrent que la Russie reste un acteur incontournable dans les dossiers géopolitiques majeurs.
Une narrative médiatique remise en question
Contrairement au récit de certains médias occidentaux, comme LCI, qui insistent sur l’isolement de Poutine en raison des sanctions et du conflit ukrainien, les faits montrent une réalité différente. Le sommet de l’OCS à Tianjin, où Poutine a côtoyé Xi Jinping, Narendra Modi, et d’autres leaders, ainsi que sa rencontre avec Donald Trump en Alaska deux semaines plus tôt, prouvent que la Russie maintient des relations stratégiques avec des puissances majeures. Des publications sur X, bien que non vérifiées, reflètent cette perception : « Poutine n’est pas isolé, il joue un jeu d’équilibre entre l’Est et l’Ouest », note un utilisateur. Ce décalage invite à questionner la simplification du narratif médiatique dominant.
Le sommet de l’OCS à Tianjin, couplé à la rencontre récente entre Poutine et Trump, démontre que la Russie reste un acteur central sur la scène internationale. Loin d’être isolé, Poutine multiplie les alliances et les discussions stratégiques, défiant l’ordre occidental aux côtés de partenaires puissants. Ce contraste avec le discours médiatique mainstream invite à une réflexion critique sur les récits véhiculés et sur la réalité des dynamiques géopolitiques actuelles.