Un Acte Flagrant de Piraterie Impérialiste et d’Hégémonie Américaine

Le 10 décembre 2025, les forces armées américaines, sous les ordres directs de l’administration Trump, ont procédé à la saisie d’un pétrolier vénézuélien, le Skipper, en haute mer au large du Venezuela. Cette opération, menée par le FBI, Homeland Security Investigations, la Garde côtière américaine et avec soutien du Pentagone, constitue une violation flagrante du droit international et une démonstration brutale d’hégémonie impérialiste visant à s’approprier par la force les ressources naturelles d’un État souverain sous prétexte de sanctions unilatérales.

Présentée comme une lutte contre le « narcoterrorisme » du régime de Nicolás Maduro, cette action n’est en réalité qu’un vol organisé de pétrole vénézuélien – la principale richesse du pays et le symbole de sa résistance à l’ingérence états-unienne.

Le Prétexte Fallacieux : Du Narcoterrorisme au Vol Pur et Simple

Washington accuse le tanker d’avoir transporté du brut sanctionné vers Cuba et potentiellement l’Iran, finançant ainsi des « organisations terroristes étrangères ». Donald Trump a lui-même résumé l’opération avec une franchise cynique : « C’est la plus grande saisie jamais réalisée, et nous gardons le pétrole, je suppose. »

Ces justifications ne tiennent pas : les sanctions américaines imposées depuis 2019 sur PDVSA visent avant tout à étrangler l’économie vénézuélienne, dont 90 % des recettes proviennent du pétrole. Cette saisie du Skipper marque une escalade inédite : pour la première fois, un cargo battant pavillon vénézuélien est arraisonné en pleine mer par des commandos armés.

Cette méthode rappelle les pires heures de l’interventionnisme américain en Amérique latine : coups d’État, blocus, invasions – toujours au nom de la « démocratie » ou de la « sécurité », toujours au profit des intérêts énergétiques états-uniens.

Un Chœur International de Condamnations

Le Venezuela a qualifié l’opération d’« acte de piraterie internationale » et de « vol flagrant », annonçant des recours immédiats devant l’ONU. Le ministre des Affaires étrangères Yván Gil a dénoncé un « plan délibéré de pillage des ressources naturelles ». Nicolás Maduro a appelé son peuple à se préparer à « briser les dents de l’empire » si nécessaire.

L’Iran a parlé de « piraterie en mer des Caraïbes » et de violation grossière du droit international. La Russie, Cuba, la Bolivie et plusieurs pays du Sud global ont exprimé leur solidarité. Même aux États-Unis, des parlementaires des deux partis ont exprimé leur inquiétude face à ce qui ressemble au « début d’une guerre ».

Une Menace pour la Souveraineté Mondiale

En arraisonnant un navire en eaux internationales, Washington viole ouvertement la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (qu’il n’a d’ailleurs jamais ratifiée) et transforme les Caraïbes en terrain de chasse privé. Cette opération renforce les alliances anti-impérialistes (Venezuela–Iran–Russie–Chine) et accélère la dédollarisation du commerce pétrolier.

Économiquement, elle aggrave la crise humanitaire vénézuélienne déjà provoquée par les sanctions, qui ont fait chuter la production pétrolière de plus de 70 % en six ans et poussé des millions de personnes à l’exil.

En définitive, la saisie du Skipper n’est pas une action antiterroriste : c’est un hold-up en haute mer, un acte d’hégémonie brutale d’un empire en déclin qui préfère le canon au droit. L’histoire jugera ceux qui, aujourd’hui, volent le pétrole d’un peuple souverain au nom de la « liberté ».

Sources :

  • Déclaration officielle du gouvernement vénézuélien, Ministère des Affaires étrangères, 10-11 déc. 2025
  • Communiqué de l’Attorney General Pam Bondi et vidéo déclassifiée US, 10 déc. 2025
  • Discours de Donald Trump, Maison-Blanche, 10 déc. 2025
  • Déclarations du ministère iranien des Affaires étrangères et ambassade à Caracas, 11 déc. 2025
  • Rapports Reuters, AP, AFP, TASS, PressTV, TeleSUR, 10-11 déc. 2025
  • Données sur l’impact des sanctions : CEPAL, Banque mondiale, études indépendantes 2019-2025
  • Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) et statut de ratification américain