Déclenchement du conflit et premières frappes massives (28 février 2026)
Le 28 février 2026 marque le point de rupture d’une tension accumulée depuis des mois. En l’espace de douze heures, les forces américaines et israéliennes lancent l’opération baptisée « Epic Fury », une campagne aérienne d’une ampleur exceptionnelle qui mobilise près de neuf cents frappes simultanées ou quasi simultanées contre des cibles stratégiques iraniennes. Les objectifs déclarés incluent des installations de missiles, des systèmes de défense aérienne, des centres de commandement et des sites liés au programme nucléaire. Parmi les coups les plus lourds figure la destruction partielle du complexe résidentiel et administratif du Guide suprême à Téhéran, où Ali Khamenei trouve la mort avec plusieurs dizaines de hauts responsables du régime. Presque au même moment, une frappe distincte, tirée depuis un sous-marin américain selon plusieurs analyses, touche l’école primaire de filles Shajareh Tayyebeh à Minab, dans la province de Hormozgan. Située à proximité immédiate d’une base navale des Gardiens de la Révolution, l’établissement est ravagé en pleine matinée scolaire. Les autorités iraniennes font état de 150 à 175 victimes, essentiellement des écolières âgées de sept à douze ans et leurs enseignants. L’ONU, Human Rights Watch et plusieurs enquêtes journalistiques indépendantes (New York Times, CNN, Reuters, Bellingcat) pointent la responsabilité d’un missile de croisière Tomahawk américain. Des sources internes au Pentagone évoquent une possible erreur d’identification causée par un système d’intelligence artificielle alimenté par des données obsolètes datant d’une décennie, période durant laquelle le site scolaire n’était pas encore séparé du complexe militaire adjacent. Washington et Tel Aviv n’ont pas assumé publiquement la frappe ; le président Trump a attribué l’incident à une imprécision des forces iraniennes elles-mêmes.
Dès les heures suivantes, Téhéran riposte par des salves massives de missiles balistiques et de drones. Les projectiles visent non seulement Israël, mais également plusieurs États du Golfe considérés comme des alliés stratégiques des États-Unis. Les premières frappes touchent des aéroports internationaux (Dubaï, Koweït, Abu Dhabi), des ports pétroliers et gaziers (Ras Tanura en Arabie saoudite, Ras Laffan et Mesaieed au Qatar), ainsi que des bases militaires américaines (Al Dhafra aux Émirats arabes unis, Fifth Fleet à Bahreïn, Camp Arifjan au Koweït). Des ambassades et consulats américains sont également visés : un incendie est signalé à l’ambassade de Riyad, où une station présumée de la CIA aurait subi des dommages ; un consulat à Dubaï est touché par un drone. Ces attaques élargissent instantanément le théâtre des opérations aux six pays du Conseil de coopération du Golfe, obligeant les défenses antiaériennes saoudiennes, émiraties et koweïtiennes à intervenir massivement.
Ripostes iraniennes dévastatrices et entrée en guerre du Hezbollah (1er mars 2026)
Le 1er mars, une nouvelle vague iranienne cause l’un des bilans les plus lourds enregistrés sur le territoire israélien depuis le début du conflit. Un missile balistique de précision perce les couches successives de défense (Iron Dome, Arrow, David’s Sling) et frappe un quartier résidentiel de Beit Shemesh, ville orthodoxe située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Jérusalem. L’impact détruit une synagogue et l’abri anti-bombe public situé en dessous, piégeant plusieurs familles. Les services de secours israéliens (Magen David Adom, United Hatzalah, police) dénombrent au moins neuf morts – dont plusieurs enfants et adolescents issus de la même famille – et entre vingt-huit et quarante-cinq blessés, certains grièvement. Benjamin Netanyahu se rend sur place le lendemain et qualifie l’attaque de démonstration que Téhéran cible délibérément des civils. Au même moment, le Hezbollah libanais déclare officiellement son entrée en guerre en solidarité avec l’Iran et lance des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël, violant pour la première fois de manière ouverte le cessez-le-feu négocié en novembre 2024. Tsahal répond par des bombardements intenses dans le sud-Liban, la Bekaa et la banlieue sud de Beyrouth.
Au Golfe, les attaques se poursuivent : impacts confirmés sur des raffineries et champs pétroliers (Ras Tanura en Arabie saoudite, Ras Laffan et Mesaieed au Qatar), aéroports civils (Abu Dhabi, Dubaï), et bases US (Camp Arifjan au Koweït). Des drones frappent des ambassades US (incendie à Riyad avec dommages à la station CIA présumée) et des hôtels/ports dans les Émirats et Bahreïn.
Intensification au Liban et premières évacuations massives (2 mars 2026)
Le 2 mars, l’armée israélienne ordonne l’évacuation immédiate de plus de cinquante villages situés au sud du Litani, provoquant un exode massif qui gonfle rapidement le nombre de déplacés internes à plusieurs centaines de milliers de personnes. Au Golfe, les attaques iraniennes se poursuivent de manière sporadique mais ciblée : champs pétroliers de Shaybah en Arabie saoudite, raffineries d’Ahmadi au Koweït, installations de communication et de radar américaines à Bahreïn et aux Émirats.
Usage controversé de phosphore blanc au Liban (3 mars 2026)
Le 3 mars, Human Rights Watch publie un rapport documentant l’emploi de munitions au phosphore blanc en mode airburst au-dessus de zones résidentielles du village de Yohmor, dans le sud-Liban. Plusieurs habitations et véhicules prennent feu ; l’ONG considère cet usage comme illégal en zone densément peuplée. L’armée israélienne maintient que ces munitions servent exclusivement à générer des écrans de fumée ou à éclairer le champ de bataille.
Attaque israélienne sur une position UNIFIL (ONU) au Liban (6 mars 2026)
Le 6 mars, un incident particulièrement sensible intervient : le quartier général du bataillon ghanéen (GHANBATT) de la FINUL/UNIFIL, situé à Al-Qawzah dans le district de Bint Jbeil, est touché par deux missiles entre 17 h 45 et 17 h 52. Trois Casques bleus ghanéens sont blessés – deux grièvement, dont l’un transféré en urgence à Beyrouth pour une intervention chirurgicale – et le mess des officiers est entièrement détruit par un incendie. Le gouvernement du Ghana proteste immédiatement auprès des Nations unies, exige une enquête indépendante et qualifie l’événement de violation grave du droit international humanitaire. Le président libanais Joseph Aoun et plusieurs sources officielles beyrouthines accusent directement Israël ; le secrétaire général António Guterres condamne fermement l’attaque contre des forces de maintien de la paix ; UNIFIL ouvre une enquête sur l’origine exacte des tirs. Tel Aviv n’a pas fait de commentaire public à ce stade.
7-8 mars 2026 : Frappes sur stocks pétroliers iraniens
Les 7 et 8 mars, Israël frappe sans aucune retenue les infrastructures énergétiques iraniennes. Plusieurs dépôts de carburant et raffineries dans les provinces de Téhéran et d’Alborz (Shahran, Aghdasieh, raffinerie sud de Téhéran, dépôt de Karaj) sont touchés, provoquant des incendies de très grande ampleur. Des panaches de fumée noire et toxique recouvrent la capitale ; des pluies huileuses sont signalées par les habitants ; au moins quatre personnes trouvent la mort. Les autorités iraniennes dénoncent une « attaque chimique » contre des infrastructures civiles essentielles. Des sources proches de l’administration américaine laissent entendre que l’ampleur des frappes a dépassé les limites que Washington souhaitait imposer, contribuant à faire grimper le baril de pétrole au-delà de 100-110 dollars.
Durant la même période, l’Iran poursuit ses salves contre le Golfe : nouveaux impacts sur des raffineries (Bapco à Sitra, Bahreïn), des usines de dessalement, des aéroports (réservoirs de kérosène à l’aéroport international du Koweït) et des champs pétroliers (Shaybah). Au Liban, des opérations héliportées israéliennes sont signalées dans la Bekaa orientale (près de Nabi Sheet) ; le Hezbollah revendique l’abattage d’un hélicoptère et des affrontements au sol intenses. Tsahal nie ou minimise l’incident, expliquant que la mission visait à récupérer des restes du pilote Ron Arad, disparu depuis les années 1980.
Bombardements intensifs au sud-Liban et nomination du nouveau Guide suprême (8-9 mars 2026)
Parallèlement, les bombardements israéliens s’intensifient dans le sud-Liban (Nabatiyeh, Marjeyoun), faisant grimper le bilan à plus de 120 morts et 600 blessés depuis le début de l’escalade, majoritairement des civils selon les autorités beyrouthines. Parmi les victimes figure le père Pierre el-Raï, curé maronite du village chrétien de Qlayaa, tué par deux obus d’artillerie alors qu’il portait secours à des blessés près de l’église. Le village avait refusé l’ordre d’évacuation massive. Le nombre de déplacés au sud du Litani dépasse désormais les 500 000 personnes.
Le 8 mars, l’Assemblée des Experts nomme Mojtaba Khamenei, fils du défunt Guide suprême, nouveau Guide suprême de la République islamique.
9 mars 2026 : Rassemblement à Téhéran pour l’accueil du nouveau guide suprême
Foule massive place Enghelab (Téhéran) pour le serment d’allégeance à Mojtaba Khamenei : portraits, drapeaux, slogans anti-US/Israël ; mobilisation dense. Contraste avec le narratif occidental d’un régime affaibli.
Renforcement naval français (9 mars 2026)
Emmanuel Macron, après une étape à Chypre, se rend à bord du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, déployé en urgence en Méditerranée orientale depuis le début du mois. Depuis le pont du bâtiment, il annonce un renforcement naval français « sans précédent » : environ une douzaine de navires (groupe aéronaval Charles de Gaulle avec ses Rafale Marine, huit frégates, deux porte-hélicoptères amphibies) positionnés en Méditerranée orientale, mer Rouge et potentiellement au-delà. Le président précise que la France, en coordination avec des alliés européens et non-européens, prépare une mission « purement défensive » d’escorte maritime destinée à rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz, fermé par l’Iran depuis le 28 février et par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Ce blocage, combiné aux attaques sur les infrastructures pétrolières et gazières du Golfe, alimente la flambée des prix du brut. Le déploiement français renforce également la mission européenne Aspides en mer Rouge et répond à des incidents récents, notamment l’interception de drones iraniens à proximité de Chypre.
Bilan provisoire et perspectives au 9 mars 2026
Au 9 mars 2026, le bilan humain provisoire fait état de plus de 1 200 morts en Iran (dont 150 à 175 rien qu’à Minab), d’environ 400 morts au Liban (majoritairement des civils selon les autorités beyrouthines) et de plusieurs dizaines de morts en Israël (bilan officiel israélien : 13 morts et environ 1 929 blessés, mais invérifiable indépendamment en raison d’une censure militaire extrêmement stricte interdisant la diffusion d’images d’impacts, de débris ou de destructions, sous peine de peines allant jusqu’à cinq ans de prison, voire quinze ans dans certains cas). Plus de 500 000 personnes ont fui le sud-Liban sur ordre israélien. La guerre s’étend désormais sur plusieurs théâtres : opérations terrestres limitées au Liban, affrontements aériens et balistiques continus, guerre maritime et énergétique dans le Golfe et autour du détroit d’Ormuz. Les tensions autour des forces de maintien de la paix de l’ONU (UNIFIL) et l’implication croissante de puissances européennes soulignent l’ampleur mondiale de la crise, tant sur le plan sécuritaire qu’énergétique.