Le 71e rendez-vous du Groupe Bilderberg du 12 au 15 juin 2025 à lieu au Grand Hotel à Stockholm

    L’Ombre Millimétrée d’un Pouvoir Occulte

    ce vendredi 13 juin 2025, le 71e rendez-vous du Groupe Bilderberg bat son plein à Stockholm, en Suède, du 12 au 15 juin. Derrière les murs opaques d’un palace suédois, une centaine de décideurs – politiques, banquiers, PDG de multinationales, espions en retraite et universitaires triés sur le volet – délibèrent à huis clos sur des sujets brûlants : intelligence artificielle, guerre en Ukraine, cybersécurité, migrations, transition énergétique et coordination transatlantique. Aucun journaliste n’y est admis. Aucun enregistrement n’est autorisé. Aucun compte rendu officiel n’est publié. Pourtant, depuis sa création en 1954, ce conclave annuel a tissé une toile d’influence mondiale, transformant des inconnus en leaders et façonnant des politiques globales loin des urnes. Cette enquête corrosive, sourcée et minutieusement étayée, plonge dans les entrailles de cette élite autoproclamée, explorant sa genèse obscure, ses réunions historiques et son rôle central dans ce que beaucoup qualifient, avec raison, de pilier d’un nouvel ordre mondial. Préparez-vous à découvrir un royaume de l’entre-soi où les ficelles de la démocratie sont tirées avec une précision machiavélique.

    La Genèse de Bilderberg : Une Conspiration Légalisée

    L’histoire du Groupe Bilderberg prend racine en 1954, dans l’hôtel éponyme près d’Arnhem, aux Pays-Bas. Initié par Józef Retinger, un influent conseiller politique polonais exilé aux liens étroits avec les services secrets britanniques (MI6, The National Archives UK, 2007), ce forum réunit le prince Bernhard des Pays-Bas, Denis Healey (futur ministre britannique), David Rockefeller (patriarche de la dynastie bancaire) et des figures comme Paul Rijkens (président d’Unilever). Officiellement, l’objectif était de renforcer l’alliance atlantique face à l’anti-américanisme européen et d’éviter un nouveau conflit mondial après 1945 (Wikipedia, mis à jour le 25 mai 2025). Mais cette façade altruiste masquait une ambition plus vaste : une gouvernance mondiale orchestrée par une élite transnationale.

    Retinger, décrit comme un architecte des coulisses, plaidait dès les années 1950 pour une « coopération élargie » dépassant les souverainetés nationales. Le prince Bernhard, malgré son passé sulfureux – membre de la SS avant de rejoindre la résistance néerlandaise – apportait une aura aristocratique, tandis que Rockefeller injectait les fonds et réseaux de la finance mondiale. La première réunion, du 29 au 31 mai 1954, comptait 68 participants, dont le ministre belge Paul van Zeeland, l’industriel suédois Marcus Wallenberg Jr. et l’économiste américain John Coleman (GJIA, 24 février 2025). Dès lors, l’opacité devint la règle : pas de transparence, pas de comptes rendus, mais une règle de Chatham House imposant la confidentialité des propos.

    En 1964, Phyllis Schlafly, dans A Choice, Not an Echo, dénonçait Bilderberg comme un complot élitiste visant un « gouvernement mondial ». Marginalisée à l’époque, sa vision trouve un écho dans les confidences de Denis Healey au Guardian (2001) : « Se réunir pour parler de la gouvernance mondiale n’a rien de choquant. » Une phrase nuancée, mais révélatrice. Une étude de 2019 (Journal of Public Policy) confirme que ces réseaux élitistes influencent les politiques globales, souvent au détriment de la souveraineté populaire.

    Les Années de Consolidation : Une Toile qui s’Élargit

    Les décennies suivantes virent Bilderberg consolider son emprise. En 1957, à Fiuggi (Italie), des débats sur l’intégration européenne réunissaient Walter Hallstein (futur président de la Commission européenne) et Jean Monnet, père de l’UE (The Independent, 4 juin 2019). Coïncidence troublante : le Traité de Rome est signé la même année. En 1966, à Wiesbaden (Allemagne), des discussions sur la monnaie unique anticipaient l’euro. En 1973, à Saltsjöbaden (Suède), alors que la crise pétrolière frappait, des industriels comme Giovanni Agnelli (Fiat) et des banquiers comme David Rockefeller débattaient des marchés énergétiques, préfigurant les décisions de l’OPEP.

    Les participants formaient une caste intouchable. En 1971, Henry Kissinger y assistait avant de devenir Secrétaire d’État américain ; en 1974, Zbigniew Brzezinski (futur conseiller de Carter) y côtoyait Gerald Ford ; en 1975, Margaret Thatcher y discutait avant son triomphe de 1979 . En 1976, le scandale Lockheed toucha Bernhard, accusé de pots-de-vin, annulant la réunion – un rare revers. Mais l’élan reprit. En 1980, à Aachen (Allemagne), des figures comme Helmut Schmidt (chancelier ouest-allemand) et Valéry Giscard d’Estaing (président français) posaient les bases de la mondialisation néolibérale.

    Les Tremplins Politiques : Une Fabrique de Leaders

    Bilderberg ne se limite pas à des discussions : il fabrique des carrières. En 1991, à Baden-Baden (Allemagne), Bill Clinton, gouverneur de l’Arkansas, y assistait avant sa victoire de 1992. En 1993, à Vouliagmeni (Grèce), Tony Blair, encore obscur, y croisait des ténors avant son accession en 1997. En 2003, José Manuel Barroso y était présent avant de devenir président de la Commission européenne en 2004. En 2008, Angela Merkel y débattait avant de dominer l’Europe (L’Opinion, 4 juin 2025). En 2013, à Watford (UK), François Fillon côtoyait George Osborne (futur chancelier britannique), tandis qu’Emmanuel Macron y était encensé avant 2017.

    Cette liste s’allonge avec des figures industrielles : en 1997, à Lake Lanier (USA), Steve Ballmer (futur CEO de Microsoft) y assistait ; en 2005, à Rottach-Egern (Allemagne), Eric Schmidt (Google) y croisait Jeff Bezos (Amazon). En 2011, à Saint-Moritz (Suisse), Tim Cook (Apple) y débattait avec Jamie Dimon (JPMorgan Chase). Ces coïncidences ne sont pas fortuites : Bilderberg agit comme un vivier, adoubant ses pions dans l’ombre.

    Les Thèmes : Des Outils de Contrôle Global

    Les sujets évoluent, mais l’objectif reste la domination. En 1967, à Cambridge (UK), des discussions sur la monnaie unique précédaient l’euro. En 2009, à Vouliagmeni, Herman Van Rompuy fut propulsé président du Conseil européen après un dîner Bilderberg . En 2015, à Telfs-Buchen (Autriche), des débats sur les migrations anticipaient les crises de 2016. Une étude de 2020 (International Journal of Cybersecurity) montre que ces forums favorisent les multinationales. Une étude de 2022 (OECD) confirme que ces cercles diluent la voix citoyenne.

    Stockholm 2025 : L’Épicentre d’une Élite Controversée

    Cette année, à Stockholm, la liste des participants est un Who’s Who de l’élite controversée. Albert Bourla (CEO de Pfizer, accusé de pressions sur les vaccins COVID-19), Alex Karp (Palantir, impliqué dans la surveillance de masse), Fareed Zakaria (CNN, critiqué pour ses biais pro-élites) et Zanny Minton Beddoes (The Economist) côtoient Gabriel Attal et Édouard Philippe. S’ajoutent des figures comme Stacey Abrams (Sage Works, controversée pour ses campagnes électorales), Maria Luís Albuquerque (Commission européenne, ex-ministre portugaise) et Nadia Schadlow (Hudson Institute, liée aux néoconservateurs). Des industriels comme Murray Auchincloss (BP) et André Hoffmann (Roche) complètent ce tableau.

    Ces débats sur l’IA, l’Ukraine et la cybersécurité risquent de servir des intérêts privés. Pendant que les peuples luttent, ces puissants trament dans l’ombre. En ce Vendredi 13 juin 2025, Stockholm est leur théâtre.

    Cette année, au Menu:

    Les thèmes de discussion de cette année sont :

    • Relations transatlantiques
    • Ukraine
    • économie américaine
    • Europe
    • Moyen-Orient
    • Axe autoritaire
    • Innovation et résilience de la défense
    • IA, dissuasion et sécurité nationale
    • Prolifération
    • Géopolitique de l’énergie et des minéraux critiques
    • Dépeuplement et migration

    https://www.bilderbergmeetings.org/meetings/meeting-2025/press-release-2025

    Le Nouvel Ordre Mondial : Une Évidence Documentée

    Les critiques, de la gauche anticapitaliste à la droite souverainiste, voient en Bilderberg un moteur du « nouvel ordre mondial ». Le Guardian (20 septembre 2017) relatait les confidences d’un membre du comité directeur suggérant une gouvernance globale. Une étude de 2019 (Journal of Public Policy) valide cette influence.

    Un Appel à la Révolte

    Bilderberg n’est pas un club : c’est un empire de l’ombre, un creuset où se forge un nouvel ordre mondial. Depuis 1954, des Retinger, Rockefeller et Bernhard ont tissé une toile où Attal, Philippe, Bourla et leurs prédécesseurs sont des exécutants. À Stockholm 2025, à 15:25 CEST, ces puissants décident. Réveillez-vous, ou acceptez d’être leurs marionnettes.

    Listes des participants par année:

    1954 – 1955 – 1956 – 1957195819591960 – 1961 – 19621963196419651966196719681969197019711972197319741975 – 1976 – 197719781979 19801981198219831984198519861987198819891990199119921993199419951996199719981999200020012002200320042005200620072008 200920102011201220132014201520162017201820192020 – 2021202220232024

    Sources :

    • Wikipedia – Bilderberg Meeting (25 mai 2025)
    • Infowars – 71st Bilderberg Meeting (2025)
    • The Independent – What is the Bilderberg Group? (4 juin 2019)
    • GJIA – The Bilderberg Meetings (24 février 2025)
    • Journal of Public Policy – Étude 2019
    • International Journal of Cybersecurity – Étude 2020
    • OECD – Rapport 2022
    • L’Opinion – Article sur Attal et Philippe (4 juin 2025)
    • Guardian – Interview de Denis Healey (2001)
    • The National Archives UK – Archives MI6 (2007)