Anthony Fauci, longtemps érigé en héros par une certaine presse, se retrouve aujourd’hui sans filet de sécurité. Le retrait de son service de protection marque la fin d’une époque et met en lumière le rôle troublant qu’il a joué dans ce que beaucoup considèrent comme une mascarade sans précédent.

Un visage au service de la peur

Durant des années, Fauci a incarné la voix de la science, ou plutôt celle d’une science dévoyée, mise au service d’un narratif savamment orchestré. Confinements arbitraires, masques imposés puis décriés, et une gestion opaque des origines du virus : Fauci a été le visage d’un système qui, sous couvert de protéger, a surtout cherché à contrôler.

Ses contradictions publiques ont fait le tour du monde. Un jour affirmant que les masques étaient inutiles, le lendemain les rendant indispensables. Il a défendu des mesures liberticides avec une assurance presque arrogante, tout en détournant le regard sur des sujets fondamentaux comme les financements douteux du laboratoire de Wuhan. Fauci n’était pas seulement un acteur de la crise, il en était l’architecte zélé, un rouage clé d’un appareil politique et médiatique visant à renforcer la peur et la soumission.

Un homme grassement récompensé

Mais Fauci ne s’est pas contenté de jouer les figures publiques. En coulisses, il a aussi profité de son statut. L’homme n’a pas seulement été le fonctionnaire le mieux payé des États-Unis, il a également bénéficié d’un réseau de privilèges et de soutiens. Ses décisions controversées, loin de nuire à sa carrière, l’ont propulsé sur le devant de la scène, lui garantissant des revenus colossaux et une notoriété internationale.

Pourtant, aujourd’hui, les projecteurs s’éteignent. Le retrait de son service de sécurité symbolise ce désaveu implicite. Même ceux qui l’ont jadis soutenu semblent prêts à tourner la page. Joe Biden, pourtant prompt à défendre les figures de son camp, n’a pas levé le petit doigt pour prolonger la protection de Fauci. Une manière discrète mais significative de prendre ses distances avec un homme devenu trop encombrant.

« Ils n’ont qu’à se débrouiller » : Trump enfonce le clou

Donald Trump, fidèle à lui-même, n’a pas hésité à rappeler que Fauci n’est pas une victime. Lors de son interview sur CNN, il a souligné que l’ancien conseiller médical avait amassé assez de richesses pour financer sa propre sécurité. « Ils ont gagné beaucoup d’argent. Ils peuvent s’organiser. Fauci a gagné énormément », a-t-il déclaré, renvoyant Fauci à ses propres responsabilités.

Ce désengagement total reflète une vérité cruelle : Fauci n’est plus protégé parce qu’il n’est plus nécessaire. Jadis outil utile dans un jeu de pouvoir plus vaste, il est aujourd’hui relégué au rang de symbole gênant d’une époque que beaucoup aimeraient oublier.

La fin d’une mascarade ?

Le cas Fauci illustre une réalité plus large : celle d’un système qui élève des « experts » pour manipuler les foules, puis les abandonne une fois leur utilité épuisée. Fauci, artisan zélé d’une crise sanitaire transformée en crise de confiance mondiale, a joué son rôle. Mais à force de tirer les ficelles, il a fini par exposer celles qui reliaient ses mains à des intérêts bien plus grands que lui.

Aujourd’hui, il ne reste de lui qu’un souvenir amer, celui d’un homme qui, au nom de la science, a servi une mascarade. Et si le retrait de sa sécurité est un signal, c’est celui d’un système qui, après avoir utilisé ses pions, les sacrifie sans scrupules. Fauci, autrefois présenté comme le sauveur, est désormais livré à lui-même. Ironie cruelle, mais prévisible, pour un homme qui a passé sa carrière à jouer avec la vérité.

 

https://edition.cnn.com/2025/01/24/politics/anthony-fauci-security-detail-trump/index.html