Claude Janvier, né en 1954 à Houlgate (Calvados, Normandie), est un écrivain-essayiste français connu pour ses prises de position polémiques et son style incisif, souvent teinté d’un humour noir qu’il revendique comme inspiré de Pierre Desproges. Ancien professionnel de l’hôtellerie et de la restauration, il a exercé pendant plus de trente ans dans ce secteur, une expérience qui, selon lui, a aiguisé son sens de l’observation et sa capacité à décrypter les comportements humains et sociaux. Retraité depuis 2013, il s’installe à Bernay (Eure) en 2020 avec son épouse, dans une ville qu’il décrit comme une « petite bourgade sympa » proche de Paris.
Janvier se lance dans l’écriture au début des années 2000, animé par une passion pour les billets d’humeur et une volonté de dénoncer ce qu’il perçoit comme des injustices ou des manipulations. Depuis plus de quinze ans, il fouille l’actualité, décortique les discours officiels et publie ses analyses dans des médias participatifs et alternatifs tels qu’Agoravox, Les Moutons Enragés, Réseau International ou encore Mondialisation.ca. Fidèle à sa devise « Je râle donc je suis », il se définit comme un citoyen engagé, loin des circuits médiatiques traditionnels, cherchant à révéler des vérités occultées par les grands médias.
Sa carrière littéraire débute avec des recueils de billets d’humeur : Un coup de gueule vaut mieux que faire la gueule (Éditions du Net, 2014) et Coup de gueule d’un jour, coup de gueule toujours (Éditions du Ver Luisant, 2016), où il aborde des sujets comme la politique, l’économie ou les dérives sociétales avec un ton mordant. C’est cependant avec ses enquêtes co-écrites avec le journaliste Jean-Loup Izambert qu’il gagne une plus large audience. Leur premier ouvrage commun, Le Virus et le Président : Enquête sur l’une des plus grandes tromperies de l’Histoire (IS Édition, 2020), critique la gestion de la crise du Covid-19 par les autorités françaises et européennes, pointant du doigt des intérêts politiques et financiers. Ce livre, suivi de Covid-19 : Le bilan en 40 questions (IS Édition, 2022), s’inscrit dans une veine contestataire qui lui attire à la fois des soutiens et des critiques virulentes.
Plus récemment, Janvier explore des thématiques historiques et identitaires. Dans L’Abandon français (Éditions Jean-Cyrille Godefroy, 2024), il analyse ce qu’il considère comme une perte d’identité nationale sur un demi-siècle, imputant cette dérive à des choix politiques et à une mondialisation effrénée. Il collabore également avec d’autres auteurs, comme François Lagarde pour L’État profond français : Qui, comment, pourquoi ? (Ka Éditions, 2024), ou Hichem Kacem pour Les Démasqués : Qui dirige réellement le monde ? (Ka Éditions, 2023), où il dénonce l’influence de puissances occultes sur les affaires mondiales.
Actif sur des plateformes comme TV ADP, où il anime l’émission hebdomadaire Libres Paroles, Janvier intervient aussi sur des radios telles que Sud Radio. Marqué par l’esprit de la contre-culture des années 1970, il cultive une méfiance envers l’État-providence et la société de consommation, qu’il accuse de brider les libertés individuelles. Ses détracteurs lui reprochent des positions parfois jugées conspirationnistes, notamment sur la crise sanitaire ou les élites globalisées, tandis que ses partisans saluent son franc-parler et son refus du politiquement correct.
À 70 ans, Claude Janvier vit toujours à Bernay et reste un observateur critique de son époque. Son parcours, d’un restaurateur normand à un pamphlétaire engagé, illustre une trajectoire atypique, portée par une quête de vérité et une aversion pour les narratifs imposés.
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