Illustration réalisée par Contre7
Paris, 28 avril 2025 – Valeurs Actuelles a lâché une bombe grotesque : « Le candidat Hanouna ! » L’animateur de Touche pas à mon poste, Cyril Hanouna, envisagerait sérieusement de se présenter à la présidentielle de 2027. Une ambition qui évoque un parallèle sinistre avec Volodymyr Zelensky, l’ex-comédien devenu président de l’Ukraine. Mais loin des éloges, ce que ces deux figures partagent, c’est un passé télévisuel pathétique, où l’indécence et la vulgarité étaient leur fonds de commerce. De quoi se demander si la politique n’est pas devenue une farce ultime.
Remontons le temps. Zelensky, avant de se retrouver à la tête de l’Ukraine, était un amuseur public de bas étage. En 2016, il s’est illustré dans un sketch minable, mimant un jeu de piano avec son pénis devant un public hilare. Une performance qui résume bien le niveau : celui du caniveau. Hanouna, lui, n’a rien à envier à cette déchéance. En 2017, sur le plateau de C8, il a « joué de la trompette » en soufflant dans l’anus d’un chien, une séquence répugnante qui a valu à Touche pas à mon poste une avalanche de critiques – et une amende dérisoire. Deux clowns, un même style : celui de l’humour scatologique, gras et sans limites.
Et ce n’est pas tout. Zelensky et Hanouna partagent un autre vice télévisuel : une obsession pour la nudité. Le premier n’hésitait pas à se mettre à poil dans ses sketches ukrainiens, jouant de son corps comme d’un gag vulgaire. Le second, entre 2000 et 2002, s’affichait nu sur Comédie+ lors de La Grosse Émission, et ses frasques sur C8 – où il a accumulé les scandales pour atteinte à la décence – sont devenues légendaires, mais pour les pires raisons. Ces deux-là n’ont jamais eu de pudeur, ni dans leurs émissions ni dans leur quête d’attention.
Alors, comment en arrive-t-on à les imaginer au pouvoir ? Zelensky a surfé sur son rôle de président fictif dans Servant du peuple pour se faire élire en 2019, mais son passé de bouffon n’a jamais vraiment disparu – ses pitreries télévisuelles reviennent hanter son image, même en temps de crise. Hanouna, lui, se prend pour un porte-parole du peuple, avec un programme soi-disant axé sur le pouvoir d’achat et la sécurité. Mais qui peut prendre au sérieux un type qui a passé des années à transformer la télé en cloaque ? Entre 2021 et 2022, il a donné 51,1 % de son temps d’antenne à Éric Zemmour (France Inter), flirtant avec l’extrême droite tout en se drapant dans une fausse neutralité. Un opportuniste, rien de plus.
La France, fracturée comme le montre l’écart de 421 420 voix entre Le Pen et Mélenchon en 2022 (selon des posts sur X), est peut-être assez désespérée pour écouter un tel guignol. Mais Hanouna à l’Élysée, ce serait l’aboutissement d’une dérive : la politique réduite à un numéro de cirque. Zelensky a déjà transformé son passé de clown en un étrange symbole de pouvoir ; Hanouna, lui, risque de transformer l’Élysée en chenil. Entre un piano mimé avec un pénis et une trompette dans un anus canin, le choix est clair : ni l’un ni l’autre n’a sa place au sommet. La politique mérite mieux que ces saltimbanques sans vergogne.