En octobre, mon premier livre paraît chez Grasset.
— Arthur_Officiel (@Arthur_Officiel) August 29, 2025
La date ? Nul besoin de l’écrire :
elle hante nos mémoires… pic.twitter.com/bISSf5401A
Arthur Essebag, alias Arthur, l’éternel animateur aux mille vies médiatiques, nous rejoue une fois de plus sa partition favorite : celle du caméléon qui réinvente son histoire pour mieux briller. Le 29 août dernier, sur X (https://x.com/Arthur_Officiel/status/1961323338342527137), il a lancé avec tambours et trompettes l’annonce de son soi-disant « premier livre », *J’ai perdu un Bédouin dans Paris*, prévu pour le 7 octobre 2025 chez Grasset. Une date « douloureuse et hautement symbolique », selon VSD, coïncidant avec l’anniversaire de l’attaque de 2023 par le Hamas en Israël. Un coup de maître marketing ? Sans doute. Mais une vérité ? Pas du tout. Car derrière ce narratif bien huilé se cache une imposture grossière : ce n’est pas son premier livre. Loin s’en faut.
Un passé éditorial qu’on aimerait oublier
Arthur, ce virtuose de l’adaptation narrative, semble avoir une fâcheuse tendance à réécrire son CV littéraire quand ça l’arrange. Pourtant, une petite plongée sur Babelio (https://www.babelio.com/auteur/-Arthur/15577/bibliographie) suffit à faire voler en éclats son conte de fées éditorial. *Arthur : Les 100 plus grands tubes de ma vie* (2005), *À prendre ou à laisser : Le livre du jeu* (2005), et surtout *Ta mère* – un titre qui fleure bon l’humour potache et les émissions télévisées – sont là pour rappeler que l’homme a déjà trempé sa plume dans l’encre bien avant de signer avec Grasset. Ces ouvrages, qu’il s’agisse de recueils promotionnels ou de blagues recyclées, contredisent sans appel sa déclaration pompeuse. Mais visiblement, pour Arthur, « premier livre » rime avec « oubli stratégique » de son passé.
Une stratégie de buzz au goût amer
Pourquoi ce mensonge ? La réponse est aussi cynique qu’évidente : faire sensation. En s’appuyant sur la prestigieuse maison Grasset – qui a abrité des plumes aussi controversées que Henry de Montherlant, chantre des victoires nazies – et en choisissant une date chargée de symboles, Arthur mise sur l’émotion pour relancer sa carrière. Le titre *J’ai perdu un Bédouin dans Paris*, avec ses accents surréalistes et ses échos moyen-orientaux, promet un récit personnel sur le conflit israélo-palestinien, nourri de ses expériences sous les tirs de missiles. TV Magazine le qualifie même de « roman », tandis que Gala brode sur le « soutien discret mais touchant » de Mareva Galanter. Tout est calibré pour séduire : la nouveauté, l’intime, le tragique. Sauf que cette « première » est un mirage.
Un caméléon sans vergogne
Ce n’est pas la première fois qu’Arthur adapte son narratif à ses ambitions. De Fun Radio à TF1, de producteur à chevalier de la Légion d’honneur (décernée en 2023 par Sarkozy), il a toujours su rebondir en réinventant son image. Mais là, il franchit une ligne. Prétendre que *J’ai perdu un Bédouin dans Paris* est son « premier livre » n’est pas une maladresse : c’est un calcul. Un calcul qui méprise son public en le prenant pour un naïf incapable de vérifier les faits. Et Grasset, complice de cette mascarade, semble prêt à tout pour vendre un énième produit dérivé d’une star en quête de reconversion.
Verdict : un livre qui commence par un faux pas
Alors, oui, le 7 octobre 2025, *J’ai perdu un Bédouin dans Paris* sortira, porté par une campagne bien rodée. Mais avant même d’en lire une ligne, cet ouvrage est déjà entaché par l’hypocrisie de son auteur.
Une nouvelle pirouette d’un animateur qui, décidément, préfère les projecteurs à la vérité. À vos agendas : rendez-vous le 7 octobre pour juger si le contenu rattrape l’emballage. Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas une première, c’est un recyclage déguisé.
Souces :
https://x.com/Arthur_Officiel/status/1961323338342527137
https://www.babelio.com/auteur/-Arthur/15577/bibliographie