Une étude suisse publiée en août 2025 dans la revue scientifique Nature Communications Medicine, menée sur 1745 professionnels de santé durant l’hiver 2023-2024, montre que les rappels contre le Covid-19 pourraient temporairement augmenter les infections respiratoires et les arrêts de travail.

 En clair, les soignants récemment vaccinés ont eu plus de symptômes de type grippal et davantage de jours d’absence que leurs collègues non vaccinés.

 Le paradoxe est frappant : plus on a reçu de doses de rappel, plus la probabilité d’attraper un rhume, une grippe ou une infection respiratoire aiguë semble augmenter, au moins dans les semaines qui suivent l’injection. Les chercheurs insistent sur un point essentiel : ce lien est plus net lorsqu’on prend en compte la date de la dernière dose plutôt que le nombre total de doses reçues, ce qui suggère un effet transitoire, un affaiblissement temporaire du système immunitaire.

 À l’inverse, la vaccination antigrippale classique s’est avérée bénéfique, réduisant les symptômes et les jours d’absence. Le contraste est d’autant plus saisissant. Cette étude ne dit pas que la vaccination anti-Covid ne protège pas des formes graves – les données antérieures ont montré son efficacité pendant la pandémie – mais elle révèle que dans un contexte post-pandémique, avec une population largement immunisée par infections et vaccinations successives, les rappels massifs pourraient être contre-productifs, en particulier pour les personnes en bonne santé.

 Les auteurs eux-mêmes appellent à la prudence : il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective, donc sujette à des biais.

La cohorte étudiée est spécifique, composée de soignants relativement jeunes, en bonne santé, et donc peu représentative de l’ensemble de la population.

Mais le signal est là. Et il mérite d’être entendu, car il interroge directement les politiques vaccinales automatiques. Pendant des années, la vaccination a été présentée comme un réflexe salvateur, un bouclier systématique. Aujourd’hui, la science elle-même commence à montrer ses limites et ses paradoxes. Ce n’est pas être « complotiste » que de le dire, c’est simplement écouter les données.

Alors, allons-nous continuer dans la même logique de rappels à répétition, ou allons-nous enfin adapter les stratégies à la réalité ? À Contre7, nous refusons le dogme et choisissons la lucidité. Les soignants, déjà en première ligne, ne peuvent pas être transformés en cobayes permanents. Les citoyens, eux, ont droit à une information complète et transparente, loin de la propagande gouvernementale ou médiatique. Car savoir, c’est être libre. Et une démocratie ne peut pas exister sans liberté d’informer et de débattre.

Cette étude suisse est peut-être un tournant : elle nous rappelle que la science n’est jamais figée, que les certitudes d’hier doivent être réinterrogées à la lumière des faits d’aujourd’hui. Refuser de voir ce signal, c’est choisir l’idéologie au détriment de la raison. Et c’est précisément contre cela que nous nous battons.