Le colonel Haim Cohen et les services de renseignement israéliens portent une responsabilité évidente dans le désastre du 7 octobre 2023. Alerté dans la nuit d’activités suspectes du Hamas, Cohen, commandant de la brigade nord de la division de Gaza, s’est rendu sur le site du festival Nova à 5h30, où des milliers de jeunes dansaient sous une protection dérisoire : 50 officiers à peine. Face à cette bombe à retardement, il a osé juger la situation « sécurisée ». Une unité Yamam et un misérable véhicule de police ? Un pari criminel qui a laissé le champ libre au carnage.

Cohen n’était pas un ignorant. Un mois et demi plus tôt, il avait proposé une « frappe préventive ».

Des rapports de l’unité 8200 du Shin Bet signalaient des entraînements suspects près de la frontière. Un document de septembre 2023 esquissait même un scénario d’attaque.

Cette négligence n’est pas une simple erreur. Tsahal et le Shin Bet savaient que quelque chose se tramait.

Ce “fiasco » a non seulement permis l’attaque, mais a servi de prétexte à une escalade militaire brutale. Gaza, déjà sous le joug d’une occupation de fer, a été écrasée sous les bombardements, avec des dizaines de milliers de morts palestiniens. En Cisjordanie, la colonisation s’accélère, pillant les terres sous couvert de « sécurité ». Ce scandale révèle un système où l’ »inaction » des uns alimente la répression des autres. Le gouvernement israélien, Cohen, le Shin Bet et Tsahal doivent répondre de ce désastre.

Source :

https://www.haaretz.com/israel-news/2025-09-02/ty-article/.premium/top-idf-commander-ignored-risks-after-visiting-nova-mere-hour-before-oct-7-hamas-massacre/00000199-09f0-d21e-a9db-1bfbe01b0000