New York, symbole du capitalisme mondial, vient d’élire son 111e maire : Zohran Mamdani, 34 ans, socialiste démocrate autoproclamé, premier musulman et sud-asiatique à diriger la ville. Victoire historique, célébrée comme un « rêve américain » par une coalition ouvrière, immigrée et progressiste, avec 18 points d’avance sur Andrew Cuomo (indépendant) et Curtis Sliwa (républicain). Mais derrière les promesses de bus gratuits, de gel des loyers et de garderies accessibles se cache une mécanique bien rodée : des financements massifs de la famille Soros, via les Open Society Foundations (OSF), qui ont injecté des dizaines de millions dans l’écosystème ayant porté Mamdani. Pour les défenseurs de la souveraineté locale, ce n’est pas la foi du maire qui pose problème – c’est l’influence d’un empire philanthropique transnational qui pèse sur les élections municipales. Une ingérence qui fragilise la démocratie new-yorkaise.

Une Ascension « Populaire »… ou Financée de l’Extérieur ?

Mamdani, député de l’Assemblée de l’État pour le Queens depuis 2021, a construit sa campagne sur un programme ambitieux : salaire minimum à 30 dollars de l’heure d’ici 2030, taxe sur les milliardaires pour des épiceries municipales, et une « amélioration continue » des services publics. Sa victoire du 4 novembre, avec une participation record, repose sur une mobilisation terrain massive : plus de 100 000 portes frappées, des campagnes en ourdou et bengali, et un réseau de 110 organisations, du DSA (Socialistes Démocrates d’Amérique) aux syndicats et mosquées progressistes. Ce « mouvement populaire » cache une réalité plus concrète : des flux financiers canalisés par des associations satellites des OSF, fondées par George Soros et dirigées depuis 2023 par son fils Alexander.

Sur dix ans, les OSF ont versé environ 37 millions de dollars à des groupes progressistes new-yorkais ayant soutenu, directement ou indirectement, la campagne de Mamdani : Working Families Party, Make the Road NY, Alliance for Quality Education. Ces fonds n’ont pas été donnés à la campagne elle-même – limité à 2 100 dollars par donateur – mais ont financé des actions parallèles : formation de militants, publicités ciblées sur les réseaux sociaux, mobilisation dans le Bronx et le Queens. Mamdani a levé 1,05 million de dollars en petits dons entre juillet et août 2025, complétés par des fonds publics, mais son avance repose sur cet écosystème subventionné.

Un cas concret ? MPower Change, cofondé par l’activiste Linda Sarsour (qui s’est engagée à « tenir Mamdani responsable » après l’élection), a reçu 1,125 million de dollars des OSF entre 2017 et 2024, plus 450 000 dollars de la MacArthur Foundation. Ce réseau, incluant le Muslim Democratic Club of New York (où Mamdani siégeait au conseil en 2018), a servi de base : soutiens officiels, mobilisation dans les communautés sud-asiatiques, fusion entre progressisme et islam politique. Sam Antar, enquêteur en fraudes fiscales, a déposé onze plaintes auprès du fisc américain en 2025, traçant ces flux vers des opérations de terrain pour Mamdani, qualifiées de « campagne déguisée en action caritative ». Le ministère de la Justice et la Commission électorale fédérale pourraient enquêter – mais pour l’instant, silence.

Alexander Soros : Le Milliardaire qui Vote Mamdani

Alexander Soros, 39 ans, résident new-yorkais et héritier d’une fortune de 25 milliards de dollars, ne cache pas son engagement. Le 4 novembre, il a voté pour Mamdani et l’a déclaré au New York Times : « J’étais fier de soutenir et de voter pour le candidat démocrate à la mairie. » Après la victoire, il a publié : « Je suis tellement fier d’être New-Yorkais ! Le rêve américain se réalise ! Félicitations, maire Mamdani », avec une photo des deux hommes, largement commentée comme l’image d’un « socialiste posant avec un milliardaire ».

L’ironie est frappante : Mamdani, qui affirme qu’« il ne devrait pas y avoir de milliardaires », doit sa victoire à l’un d’eux. Les OSF, qui ont dépensé plus de 23 milliards depuis 1993 pour des causes « ouvertes » (réforme pénale, immigration, anti-Trump), franchissent ici une frontière : influencer une élection locale via des intermédiaires, en contournant les règles électorales.

Flux Financiers Clés vers l’Écosystème Mamdani (2015-2025)

Montant Estimé Source
OSF → Working Families Party & alliés 37 M$ (NY Post, via déclarations OSF)
OSF → MPower Change (Sarsour) 1,125 M$ (Déclarations fiscales 2017-2024)
OSF → Emgage Action Part de 42,5 M$ (Engagements OSF 2021)
Super PAC pro-Mamdani (Unity & Justice Fund) 100 000 $ (Accusations Cuomo, mai-juin 2025)

 

Vers une Enquête Fédérale ? L’Appel à la Transparence

Alors que Mamdani forme son équipe de transition (entièrement féminine, avec l’ex-patronne de la FTC Lina Khan), les plaintes d’Antar et les menaces de Trump pourraient déclencher une enquête fédérale.

Les OSF, déjà ciblées, défendent leurs dons comme un « soutien à la société civile ». Mais à New York, ville symbole de l’aspiration populaire, accepter qu’un milliardaire comme Alexander Soros – fier de son « rêve américain » – finance la gauche pose une question essentielle : qui élit vraiment les maires ? Les citoyens, ou les fondations étrangères ?

Pour les défenseurs de la souveraineté locale, il est temps de recentrer le débat : pas sur la foi de Mamdani, mais sur l’argent qui fausse la démocratie. Sans réforme des financements indirects, la « Grande Pomme » risque de devenir le fruit d’une démocratie manipulée. New York mérite mieux que des révolutions sponsorisées.

La Guerre de Polarisation : Comment les opposés alimentent le même feu

La victoire de Zohran Mamdani à New York et les menaces de Donald Trump de couper les fonds fédéraux ne sont pas des événements isolés. Ils sont les deux faces d’une même guerre de polarisation, orchestrée par des élites globales qui prospèrent sur la division. D’un côté, les progressistes transnationaux (Soros, OSF, ONG) financent une gauche radicale pour imposer une vision « ouverte » de la société. De l’autre, les nationalistes transactionnels (Trump, corporations, super PAC pro-israéliens comme AIPAC) brandissent le drapeau « America First » tout en nouant des deals offshore et en canalisant des flux d’influence étrangère.

Aucun des deux camps ne veut la paix civile.

Ils ont besoin de l’ennemi pour justifier leur pouvoir, leurs dons, leurs contrats. Et au milieu ? Les citoyens, transformés en soldats d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie.

Mécanisme 1 : Financer l’Extrême pour Dominer le Centre

Côté Soros / Mamdani : ces 37 millions injectés dans l’écosystème Mamdani via des super PAC progressistes (Working Families Party, Make the Road NY, Unity and Justice Fund). Objectif : radicaliser la gauche démocrate pour marginaliser les modérés (comme Eric Adams ou Andrew Cuomo). Résultat : les démocrates centristes sont accusés de « trahison » s’ils critiquent Mamdani.

Côté Trump : des milliards en contrats fédéraux pour Musk (SpaceX, Tesla), des partenariats immobiliers avec Dar Global (filiale saoudienne), et plus de 100 millions de dollars via des super PAC pro-Trump en 2024-2025, dont une part significative de AIPAC et de ses alliés (United Democracy Project, Democratic Majority for Israel).

l’AIPAC, bien que formellement américain, est financé par des milliardaires comme Miriam Adelson (120 millions pour Trump en 2024) et canalise une influence souvent perçue comme alignée sur les intérêts de Tel-Aviv – sans obligation d’enregistrement sous FARA. Objectif : verrouiller le soutien bipartisan à Israël, en ciblant les progressistes comme Mamdani (qui refuse les dons AIPAC et soutient le BDS) tout en protégeant les républicains pro-Israël. Résultat : des campagnes massives contre des candidats « anti-israéliens », intégrées dans la machine MAGA.

Effet miroir : les deux camps utilisent les super PAC comme armes. Côté Mamdani : Unity and Justice Fund (100 000 dollars via CAIR). Côté Trump : AIPAC et ses satellites (plus de 25 millions contre les progressistes en primaires 2025). Plus Mamdani parle de « décoloniser New York », plus Trump hurle au « communisme musulman » – et AIPAC finance les deux côtés pour maintenir la pression.

Mécanisme 2 : Créer des Boucs Émissaires pour Capter l’Attention

Camp Bouc émissaire Fonction
Soros / Mamdani « Les milliardaires blancs », « les policiers » Mobiliser les minorités, les jeunes, les classes populaires urbaines
Trump / AIPAC « Les migrants », « les élites côtières »,« les antisémites » Mobiliser les classes moyennes blanches, rurales, les évangéliques, les juifs pro-Israël

Conséquence : le débat public est réduit à des symboles.

À New York : on parle de charia (alors que Mamdani n’en a jamais parlé) ou de Soros le marionnettiste, tandis que AIPAC finance des publicités anti-Mamdani dans le Queens et le Bronx.

À Washington : on parle de caravanes de migrants ou de deep state, jamais des 130 millions d’actifs étrangers dans le trust Trump, ni des voyages financés par AIPAC pour 100 congressistes par an.

Mécanisme 3 : Verrouiller le Système Bipartite via les Super PAC

Côté gauche : dons Soros via 501(c)(4) et super PAC (Unity and Justice Fund, 100 000 dollars).

Côté droit : affaires Trump + super PAC pro-Trump boostés par AIPAC (120 millions de Miriam Adelson, 100 millions d’AIPAC en primaires).

Tous légaux, mais tous contournent les plafonds et créent des conflits d’intérêts. AIPAC, en particulier, opère sans transparence FARA, malgré des plaintes croissantes en 2025.

Résultat : les deux camps dénoncent la corruption de l’autre tout en protégeant la leur.

Aucune réforme sérieuse n’est proposée :

  • Pas de plafonnement des dons indirects.
  • Pas de transparence sur les trusts familiaux.
  • Pas d’obligation FARA pour les lobbies comme AIPAC.

La Preuve par les Chiffres : Une Polarisation Record

Indicateur 2021 2025
Participation primaire démocrate NYC 1,1 M 1,9 M (+73 %)
Recherches Google « Soros contrôle » 120 K/mois 450 K/mois
Posts X avec « communiste » + « maire » < 5 K 87 K en 48h
Super PAC pro-Trump (incl. AIPAC) 80 M$ >220 M$ (2024-2025)
Fonds fédéraux menacés pour NYC 0 12 milliards (Trump, 5 nov.)

 

Sortie de Crise ? Transcender les Deux Camps

Pour briser cette guerre de polarisation, il faut refuser le choix binaire :

Exiger la transparence totale des financements politiques (super PAC inclus).

Interdire les conflits d’intérêts pour les élus et leurs familles.

Appliquer FARA strictement aux lobbies comme AIPAC, pour démêler l’influence américaine de l’étrangère.

Réformer le scrutin : vote à deux tours, représentation proportionnelle, pour redonner voix au centre.

Sinon, les “opposés” continueront de se renvoyer la balle – l’un avec des fondations, l’autre avec des resorts et des super PAC pro-israéliens – pendant que la démocratie locale et nationale s’effrite.

La vraie souveraineté n’est ni de gauche ni de droite. Elle est au-dessus des deux.