Ce n’est plus un secret de polichinelle, c’est une capture d’écran. Lundi 11 novembre, Meyer Habib, ex-député français et lobbyiste autoproclamé d’Israël, a publié sur X des SMS échangés avec Emmanuel Macron. Le sujet ? Le salon Milipol 2025, où les entreprises israéliennes vendant des armes devaient être, une fois encore, persona non grata. Le ton ? « Je t’embrasse » – « Bise ». Le résultat ? Les stands israéliens sont maintenus. Et la France, État souverain, se retrouve à genoux devant un SMS.
Je viens de recevoir un message du président de la république!!
— Meyer Habib (@Meyer_Habib) November 11, 2025
Il n’y aura pas de boycott des sociétés israéliennes!
L’affaire est réglée !
Je tiens à remercier ! https://t.co/XX2lww5ubO pic.twitter.com/MmEcJFyZdP
Une ingérence assumée, une souveraineté bafouée
Rappelons les faits : après l’exclusion des sociétés israéliennes d’Eurosatory (juin 2024) et d’Euronaval (novembre 2024) – décisions justifiées par l’usage d’armes françaises dans des opérations à Gaza et au Liban –, le gouvernement annonçait une ligne claire : pas de promotion d’équipements liés aux conflits en cours.
Pourtant, un simple texto de Meyer Habib suffit à renverser la vapeur. Pas de débat parlementaire. Pas de communiqué officiel. Juste un « je t’embrasse » présidentiel, et la France renonce à sa propre doctrine.
C’est une capitulation en direct.
Une proximité indécente au sommet de l’État
On savait Habib proche de Netanyahou. On découvre qu’il tutoie le président français.
Ces SMS ne sont pas une anecdote people : ils sont la preuve d’une diplomatie parallèle, où un ancien élu, déchu de son mandat en 2024, dicte la politique étrangère d’un État membre permanent du Conseil de sécurité.
« Bise » pour un contrat d’armement. « Je t’embrasse » pour un stand de drones de combat.
Depuis quand la France se gouverne-t-elle par émoticônes ?
Un précédent dangereux pour la démocratie
Cette affaire n’est pas qu’israélo-française. Elle est institutionnelle.
- Un lobbyiste sans mandat obtient gain de cause en 24 heures.
- Le président de la République contourne son propre gouvernement.
- La politique étrangère devient une affaire de relations personnelles.
Demain, ce sera un émir du Golfe. Après-demain, un oligarque russe.
Si un SMS suffit à faire plier la France, à quoi servent les institutions ?
Et la morale dans tout ça ?
Pendant que Macron envoie des « bises »,
- 43 000 Palestiniens sont morts à Gaza (données ONU, novembre 2025).
- Des enfants libanais sont tués par des frappes israéliennes.
- La Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Netanyahou.
Et la France ? Elle rouvre grand les portes de ses salons d’armement à ceux qui fournissent les bombes.
Tout ça pour un « je t’embrasse ».
Il est temps de dire stop.
Nous exigeons :
- Une enquête parlementaire sur les conditions de cette volte-face.
- La publication intégrale des échanges entre Meyer Habib et l’Élysée depuis 2022.
- L’interdiction formelle pour tout ancien élu de faire du lobbying direct auprès du chef de l’État sans transparence.
- Le rétablissement immédiat de l’exclusion des entreprises israéliennes liées aux crimes de guerre, conformément à la position initiale du gouvernement.
Emmanuel Macron n’est pas le président d’un clan.
Meyer Habib n’est pas le ministre des Affaires étrangères.
La France n’est pas à vendre au plus offrant des SMS.
Non à la diplomatie des « bises ». Oui à une République qui se respecte.
"C’est totalement grâce à moi !"
— Les Spectateurs (@SpectateursFr) November 12, 2025
"2 heures après, je reçois un message du président : AFFAIRE RÉGLÉE. BISES."
🚨🇫🇷🇮🇱 Sur i24NEWS, l’ex-député franco-israélien @Meyer_Habib dévoile les coulisses de son échange WhatsApp avec le président français @EmmanuelMacron pic.twitter.com/OfsBKgJwo0