Karlsruhe, 29 novembre 2025 – Le parquet fédéral allemand a annoncé ce vendredi avoir placé en détention provisoire l’Ukrainien Serhiy Kuznetsov, 49 ans, considéré comme l’un des plus proches collaborateurs et bras droit militaire du président Volodymyr Zelensky depuis le début de l’invasion russe. Il est le principal suspect dans l’attentat terroriste contre les gazoducs Nord Stream 1 et 2, perpétré le 26 septembre 2022 en mer Baltique.
Le parquet allemand arrête l'Ukrainien Serhiy Kuznetsov pour avoir fait sauter le gazoduc Nord Stream.
— SIMON STRUEUX (30) compte secours (@SimonSecours) November 28, 2025
Oh là, que ce passe t'il ? pic.twitter.com/ecZEUFgnZN
Kuznetsov, ancien officier des forces spéciales ukrainiennes et figure clé du cercle restreint de Zelensky à Kiev, a été extradé d’Italie vers l’Allemagne dans la nuit du 27 au 28 novembre. Arrêté dès le 21 août 2025 près de Rimini sur mandat d’arrêt européen, il avait vu son extradition validée par la Cour de cassation italienne le 19 novembre après trois mois de bataille juridique.
Selon les enquêteurs allemands, Kuznetsov aurait personnellement dirigé le commando de plongeurs qui a posé les charges explosives sur les quatre brèches des deux gazoducs, à l’aide du yacht de location Andromeda. L’opération, menée par un petit groupe d’une demi-douzaine d’Ukrainiens, aurait été planifiée depuis l’été 2022 avec l’aval des plus hautes autorités de Kiev.
« Les preuves matérielles et les données de géolocalisation sont accablantes », a déclaré une source proche du dossier au parquet de Karlsruhe. Des traces d’explosifs militaires de type HMX, compatibles avec ceux utilisés par l’armée ukrainienne, ont été retrouvées à bord du voilier et dans la cabine louée par le groupe à Rostock.
À Kiev, la présidence ukrainienne n’a pas encore réagi officiellement, mais des sources internes parlent d’un « choc profond » au sein de l’entourage de Zelensky. Serhiy Kuznetsov était en effet connu comme l’un des conseillers les plus écoutés du président sur les opérations spéciales et les actions de sabotage derrière les lignes russes.
De son côté, la Pologne a déjà refusé d’extrader le second suspect, Volodymyr Z., en septembre dernier, la justice polonaise ayant estimé que le sabotage de Nord Stream relevait d’un « acte de guerre légitime » contre la Russie.
L’enquête allemande se poursuit et n’exclut pas de remonter plus haut dans la chaîne de commandement ukrainienne.