Dans l’après-midi du 26 novembre 2025, à 14h15 (heure de Washington, soit 20h15 en France), deux membres de la West Virginia National Guard sont pris pour cible à deux rues de la Maison-Blanche, près de la station de métro Farragut West. L’attaque est brève, précise, et immédiatement qualifiée d’« acte terroriste » par les autorités américaines. L’un des deux soldats, Sarah Beckstrom, 20 ans, décède des suites de ses blessures le lendemain. Le second, Andrew Wolfe, 24 ans, est grièvement blessé.
L’auteur présumé de l’attaque, Rahmanullah Lakanwal, 29 ans, un ressortissant afghan relocalisé aux États-Unis en 2021 après la chute de Kaboul, est arrêté après avoir été blessé dans l’échange de tirs. Selon plusieurs sources américaines, il aurait été membre d’une unité paramilitaire afghane soutenue par la CIA, avant d’être intégré au programme Operation Allies Welcome lors de son arrivée sur le sol américain.
Une affaire grave, un drame humain, mais aussi un événement entouré de zones floues qui méritent d’être examinées avec des outils accessibles au public — en particulier lorsque certaines rumeurs se propagent en ligne.
Portrait des victimes
Sarah Beckstrom (2005-2025)
Âgée de 20 ans, Sarah Beckstrom s’est engagée dans la Garde nationale en juin 2023. Ses proches la décrivent comme une jeune femme volontaire, réfléchie, animée par une volonté de « servir ». Elle n’avait aucune exposition médiatique, aucune activité publique notable, rien qui puisse attirer l’attention de quiconque vivant à des milliers de kilomètres.
Elle est déployée à Washington dans le cadre d’opérations régulières d’assistance logistique et sécuritaire. Elle n’était pas connue du public avant son décès.
Andrew Wolfe (né en 2001)
Âgé de 24 ans, Andrew Wolfe est grièvement blessé lors de l’attaque. Lui aussi servait au sein de la National Guard. À ce jour, peu d’informations personnelles ont été rendues publiques, conformément au protocole militaire.
L’auteur de l’attaque : Rahmanullah Lakanwal
Né en Afghanistan en 1996, Lakanwal a travaillé au sein d’une unité paramilitaire afghane coopérant avec des services américains, avant de quitter le pays lors de la chute de Kaboul. En 2021, il est relocalisé aux États-Unis. En avril 2025, il obtient un statut d’asile aux États-Unis.
Son profil soulève immédiatement de nombreuses questions :
- Quel était le niveau exact de ses liens avec des agences américaines ?
- Quel a été son parcours depuis sa relocalisation ?
- Présentait-il des signes de radicalisation ou d’instabilité ?
Les autorités américaines restent, pour l’instant, extrêmement discrètes.
La découverte troublante : les données Google Trends
Face aux spéculations, notamment sur d’éventuelles « recherches venues d’Israël » avant l’attaque — rumeur très répandue mais totalement infondée — une analyse technique a été menée à partir de Google Trends, la seule source publique permettant d’observer les tendances de recherche Google par pays et sur une période de 90 jours.
Les résultats sont clairs :
- Aucune activité suspecte venant d’Israël
Contrairement à certaines affirmations circulant sur les réseaux sociaux :
Aucune recherche sur “Sarah Beckstrom” n’apparaît depuis Israël avant le 27–28 novembre, c’est-à-dire après la révélation de son identité par la presse américaine.
Les recherches israéliennes coïncident donc parfaitement avec la chronologie médiatique.
- Aucun signal particulier aux États-Unis avant l’attaque
Même constat côté américain :
Les recherches sur son nom commencent UNIQUEMENT après la publication de son identité dans les médias.
Jusqu’ici, tout est logique.
- La seule activité anormale provient… d’Afghanistan
En analysant la période de 90 jours, une anomalie apparaît :
Autour du 23 septembre 2025, soit deux mois avant la fusillade, Google Trends détecte des recherches portant sur “Sarah Beckstrom” depuis l’Afghanistan.
C’est la seule occurrence avant l’attaque.
Et ce détail devient encore plus troublant lorsque l’on compare les recherches sur un autre nom…
- Au même moment, en Afghanistan, des recherches sont faites sur… Rahmanullah Lakanwal
Oui.
À la même date, et depuis le même pays, Google Trends détecte aussi un signal concernant le nom de Lakanwal, l’auteur présumé de l’attaque.
Les deux noms apparaissent simultanément dans les tendances afghanes fin septembre.
Ce double signal N’EXISTE dans aucun autre pays : ni aux États-Unis, ni en France, ni en Israël.
Ce que cela signifie — et ce que cela ne signifie pas
Ce que cela signifie :
- Google Trends montre un intérêt soudain et isolé en Afghanistan pour deux noms, dont celui d’une jeune femme inconnue du public.
- Cette activité est datée deux mois avant l’attaque.
- L’activité n’apparaît nulle part ailleurs dans le monde.
Ce que cela ne signifie PAS :
- Cela ne prouve pas qu’il y ait eu préparation, complot, coordination ou opération organisée.
- Cela ne permet pas d’identifier les personnes qui ont effectué les recherches.
- Google Trends ne permet pas d’affirmer un lien direct entre ces recherches et l’attaque.
Mais une question simple demeure :
Comment expliquer que des utilisateurs situés en Afghanistan s’intéressent simultanément, deux mois avant les faits, à une soldate américaine inconnue… et à celui qui deviendra l’auteur de l’attentat ?
Coïncidence ?
Hasard statistique ?
Lien indirect ?
Préparation ?
Observation ?
Ou tout autre scénario ?
Chacun jugera.
L’attentat du 26 novembre est déjà une affaire complexe, impliquant un ancien auxiliaire de la CIA, une jeune militaire inconnue, et un contexte politique extrêmement tendu.
Mais les données ouvertes — et uniquement les données ouvertes — apportent un nouvel élément :
Les seules recherches antérieures à l’attentat portant sur la victime proviennent d’Afghanistan.
Et ces recherches coïncident avec celles portant sur l’auteur présumé.
Pas en Israël.
Pas aux États-Unis.
Uniquement en Afghanistan.
Deux mois avant la fusillade.
Ce simple constat factuel suffit à ouvrir de nouvelles questions, et à exiger une transparence totale sur les éléments de cette affaire — des questions auxquelles, pour l’instant, aucune autorité n’a publiquement répondu.
Enquête à suivre.