Une déclaration qui en dit long sur l’état de la démocratie européenne
Le 18 février 2026, lors de sa visite en Inde au India AI Impact Summit, Emmanuel Macron a lâché une phrase qui fait froid dans le dos : « Free speech is pure bullshit if nobody knows how you are guided through this so-called free speech, especially when it is guided from one hate speech to another. » Traduction : la liberté d’expression est une pure connerie si on ne sait pas comment les algorithmes nous guident, surtout quand ils nous mènent d’un discours de haine à un autre.
La transparence comme cheval de Troie du contrôle
Macron appelle à des algorithmes « totally transparent », audités, régulés. En apparence, qui pourrait s’opposer à plus de clarté ? En réalité, c’est l’ouverture d’une porte royale à la censure.
Qui décide ce qui est « haineux », « biaisé », « dangereux pour la démocratie » ? L’État français, l’Union européenne, les instances comme l’Arcom ou la Commission européenne via le Digital Services Act (DSA) et l’AI Act. Ces mêmes acteurs qui, depuis des années, exercent des pressions sur X, Telegram, ou les plateformes pour modérer des contenus jugés « problématiques ».
La protection des enfants et la lutte contre la haine : les prétextes favoris
On nous répète que ces régulations visent à protéger les mineurs des deepfakes, de la pédocriminalité, de la radicalisation, ou à stopper la propagation de la haine raciste. Nobles intentions sur le papier. Mais en pratique ?
Elles servent de justification pour imposer la vérification d’âge obligatoire, le traçage des connexions, l’ID numérique, les modérations algorithmiques renforcées. Résultat : des shadowbans discrets, des suppressions « pour désinformation » en période électorale, des enquêtes sur des fonctionnaires qui likent des posts « dérangeants ». La liberté d’expression devient conditionnelle : elle est libre tant qu’elle reste dans les clous du narratif dominant.
Un double standard qui trahit l’agenda réel
Pendant que Macron dénonce l’opacité des Big Tech (et vise implicitement Elon Musk et sa vision du free speech absolu), la France et l’Europe appliquent déjà des règles qui biaisent massivement le débat : amplification des discours officiels, déboost des voix dissidentes, collaborations avec des ONG et fact-checkers alignés sur le pouvoir.
La vraie opacité n’est pas dans les algorithmes de X (dont les principes sont publics), mais dans les critères de modération imposés par les États et les juges qui décident ce qui est acceptable. C’est cela, le vrai « guidage » : pas celui des algorithmes, mais celui des lois et des pressions politiques.
Vers une liberté d’expression « encadrée » : la fin de la liberté tout court
Philosophiquement, l’argument de Macron est clair : sans règles et sans surveillance, la liberté d’expression devient une « jungle » dangereuse. Mais une liberté qui nécessite l’approbation d’un État ou d’une bureaucratie n’est plus une liberté, c’est une permission révocable.
La seule vraie liberté, c’est celle qui tolère même ce qui dérange, ce qui choque, ce qui contredit le consensus. Tout le reste n’est que contrôle déguisé en protection du bien commun.