StreetPress se présente comme un média indépendant de gauche, engagé contre l’extrême droite et les injustices sociales. Mais derrière cette façade progressiste, se cachent des financements opaques, des liens troubles et des choix éditoriaux qui interrogent. Des secrets que l’on peut déterrer en fouillant un peu – et d’autres que l’on devine. Ce média qui dénonce souvent la presse aux mains des milliardaires est lui-même abreuvé par des philanthropes influents et des subventions publiques. Et quand on gratte, on tombe sur des proximités avec des cercles pro-israéliens qui font tache pour un outlet censé défendre les opprimés. Prêts à plonger dans les coulisses ?

Des financements qui interrogent l’indépendance

StreetPress clame haut et fort son indépendance, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 2016 et 2023, le média a reçu des subventions substantielles de l’Open Society Foundations, la fondation du milliardaire George Soros – un philanthrope souvent accusé de promouvoir un agenda libéral et mondialiste. Selon des sources publiques, StreetPress fait partie de la « galaxie progressiste française » financée par Soros, aux côtés d’associations comme la Fondation Assa Traoré ou HelloQuitteX.

Les montants ? Officiellement, des aides récurrentes ont été versées : 65 000 dollars en 2016, 24 500 en 2019, 70 000 en 2021, 100 000 en 2022 et 90 000 en 2023, pour un total avoisinant les 350 000 dollars sur cinq ans. Et depuis 2022, c’est Alex Soros, fils de George et proche de cercles influents en France, qui pilote la fondation. Coïncidence ? Les aides ont augmenté après la transition.

Mais ce n’est pas tout. StreetPress bénéficie aussi généreusement de subventions publiques françaises, malgré ses critiques envers un système médiatique subventionné. En 2019 : 46 000 euros. En 2022 : un pic à 136 000 euros via les aides à la presse. Puis 66 000 en 2023 et 68 000 en 2024, pour un total de 316 000 euros en quatre ans.

En 2023, les subventions publiques et le mécénat représentaient 37,3 % des revenus du média, soit environ 310 000 euros sur un budget total de 831 740 euros.

Pour un média qui se veut « libre et indépendant », ces flux d’argent public posent question : qui tire vraiment les ficelles ?

Des liens avec des cercles pro-israéliens

Passons à l’aspect le plus dérangeant : la proximité avec des acteurs perçus comme proches du lobby israélien. Prenons Victor Mottin, journaliste qui contribue à StreetPress depuis plusieurs années, couvrant des sujets comme les complots ou les extrêmes droites.

Mais Mottin travaille aussi pour Conspiracy Watch, un site dédié à la lutte contre le conspirationnisme, fondé par Rudy Reichstadt et Tristan Mendès France. Conspiracy Watch est financé en grande partie par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (environ 100 000 euros par an) et a reçu 60 000 euros du Fonds Marianne en 2021 – ce fonds controversé lancé par Marlène Schiappa, doté de 2,5 millions d’euros, critiqué pour son opacité et dont des gens comme Mohamed Sifaoui ont largement profité via leurs associations et dont on ne reverra jamais la couleur.

Conspiracy Watch est aussi lié à des figures comme Caroline Fourest, fondatrice de Franc-Tireur avec Raphaël Enthoven – un réseau souvent accusé de défendre une ligne pro-israélienne et anti-islamiste radicale.

Comment un média de gauche comme StreetPress peut-il intégrer dans son équipe un journaliste issu de ce milieu ? Ce n’est pas anodin. Et ce n’est pas isolé.

Remontons en 2011 : StreetPress a publié un article sur des jeunes Français passant leur été sur des bases militaires israéliennes de Tsahal. Au programme : tâches ingrates et maniement d’armes. Si l’article n’est pas explicitement promotionnel, il donne une visibilité neutre – voire curieuse – à ces programmes, ce qui a choqué certains, y compris le fondateur du média qui s’en est distancé plus tard.

Pire encore, en 2014, StreetPress sort une enquête en trois épisodes sur la Ligue de Défense Juive (LDJ), un groupe controversé d’autodéfense juive souvent accusé de violences. Les membres de la LDJ se livrent « sincèrement » au journaliste, révélant des actions comme des rondes, des collages d’affiches ou des tentatives d’intimidation. Mais l’article les dépeint comme une « milice bullshit » : inefficace, comique, plus bruyante sur les réseaux que sur le terrain.

Pourquoi donner une telle plateforme à un groupe extrémiste ? Et pourquoi la LDJ, souvent vue comme proche de l’extrême droite israélienne, choisit-elle StreetPress pour s’exprimer ? Cela sent le deal tacite.

Enfin, des rumeurs persistantes font état de membres de l’équipe StreetPress participant à des cercles de réflexion diamétralement opposés à la ligne éditoriale du média – des think tanks ou événements pro-israéliens. Ces infos, qui circulent dans les milieux journalistiques, pourraient bientôt éclater au grand jour. StreetPress, qui enquête si bien sur les autres, mérite-t-il une enquête sur lui-même ?

Un appel à la réaction

StreetPress, avec ses millions de vues et son public jeune, influence l’opinion. Mais ces révélations posent une question cruciale : est-ce vraiment un média de gauche indépendant, ou un outil au service d’intérêts plus complexes ? Les fans, les donateurs et les concernés – de Johan Weisz-Myara à Victor Mottin – doivent répondre. Transparence totale ou hypocrisie assumée ? C’est à eux de jouer. Et à nous de surveiller.