Une Victoire Contestée aux Risques Graves

Adoption Récente du Texte à l’Assemblée Nationale

Le 25 février 2026, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, par 299 voix pour et 226 contre (sur 525 suffrages exprimés, avec 37 abstentions). Ce scrutin marque une étape majeure vers la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie encadrée, présentée comme un droit à la liberté individuelle. Le texte, transmis au Sénat pour un nouvel examen début avril 2026, suscite pourtant de profondes inquiétudes, notamment en raison de ses origines dans des cercles maçonniques influents et des dérives potentielles qu’il ouvre dans un contexte de fragilisation du système de santé.

L’Origine Maçonnique du Projet

La franc-maçonnerie, en particulier le Grand Orient de France (GODF), a joué un rôle central dans la promotion de l’aide à mourir depuis des décennies. Dès 1978, le sénateur Henri Caillavet, membre du GODF, déposait une proposition de loi sur le « droit de vivre sa mort » et cofondait l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), principal lobby sur ce sujet avec des liens historiques maçonniques. Les loges ont multiplié les réflexions et auditions (comme en avril 2024), qualifiant l’aide active à mourir d' »avancée humaniste ». Emmanuel Macron a publiquement salué ces contributions lors d’un discours au GODF en 2023, renforçant les soupçons d’une influence occulte sur cette réforme sociétale.

Les Polémiques Autour de Cette Influence

Cette implication maçonnique a provoqué de vives controverses. Des voix catholiques, conservatrices et traditionalistes dénoncent une « culture de la mort » imposée par une franc-maçonnerie anticléricale, avec une surreprésentation dans les débats. Des médias accusent un lobbying discret et une manipulation des lois sociétales. Bien que le rapporteur Olivier Falorni ne soit pas maçonnique, les racines historiques de l’ADMD et les positions répétées du GODF soulèvent des questions sur l’origine réelle de ce projet, perçu comme une imposition idéologique plutôt qu’un consensus large.

Les Limites de la Loi Existante Leonetti-Claeys

La loi Leonetti-Claeys (2005-2016) permet déjà de refuser ou arrêter les traitements, y compris l’alimentation et l’hydratation artificielles, avec sédation profonde en cas de souffrances réfractaires. Cette « aide passive à mourir » couvre la majorité des situations sans acte létal direct. Pourquoi alors une nouvelle loi ? Les opposants estiment que renforcer les soins palliatifs – qui ne couvrent que 50 % des besoins – serait plus humain que d’ouvrir la porte à des dérives.

Vulnérabilités Psychologiques et Pressions sur les Malades

Les patients atteints de maladies graves sont souvent psychologiquement fragiles, avec dépression et désespoir altérant leur discernement. Le texte exige un discernement « plein et entier » et exclut la souffrance psychique isolée, mais autorise une souffrance psychique associée à une pathologie physique. Cela facilite les pressions subtiles (familiales, médicales, sociétales), surtout quand les soins palliatifs font défaut. Convaincre quelqu’un de demander l’aide à mourir devient alors particulièrement aisé pour ceux qui n’ont plus la force de lutter.

Coupes Budgétaires et Dégradation du Système de Santé

La France reste l’un des pays les plus taxés de l’OCDE (45 % du PIB en impôts et cotisations), mais le système de santé subit des restrictions sévères : économies de 7,1 milliards d’euros visées pour 2026, réduction de lits hospitaliers (43 500 depuis 2013, -10,5 %), déficit hospitalier de 3,4-3,5 milliards en 2024. Ces coupes, dénoncées comme une « cure d’austérité inédite », fragilisent les alternatives et rendent l’aide à mourir une option par défaut pour un système sous-financé.

Risques pour les Précaires : Une « Purge des Pauvres » ?

Dans ce contexte, la loi risque de toucher disproportionnellement les plus vulnérables – âgés, handicapés, précaires – par manque d’accès aux soins de qualité. Philosophiquement, cela évoque un outil malthusien favorisant une « purge des pauvres », où les pressions économiques transforment une liberté en contrainte mortifère. Les inégalités territoriales en soins palliatifs accentuent ce danger.

Dérives Évidentes à l’Étranger

Les expériences internationales confirment ces craintes : en Belgique, hausse de 15 % par an des euthanasies depuis 2002, avec cas pour précarité ou troubles mentaux ; aux Pays-Bas, élargissement aux mineurs et banalisation ; au Canada, euthanasies pour isolement financier. Ces glissements progressifs (« slippery slope ») montrent que les garde-fous initiaux s’effritent avec le temps.

Vigilance Urgente

L’adoption récente de cette loi, impulsée par des cercles maçonniques et votée dans un système de santé en crise, pose un problème éthique majeur. Elle expose les plus fragiles à des dérives, priorisant une mort administrée plutôt que des soins renforcés. Avec le retour au Sénat en avril 2026, il est impératif d’alerter sur ces risques et de défendre une approche plus humaine.