Le 28 février 2026 restera gravé comme le jour où le Moyen-Orient a basculé dans une guerre ouverte entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Ce que beaucoup redoutaient depuis des mois – une confrontation directe entre Washington/Tel-Aviv et Téhéran – s’est concrétisé par une opération militaire massive baptisée « Epic Fury » par le Pentagone et « Roaring Lion » par Israël. Voici le récit détaillé de cette première journée explosive, basée sur les informations disponibles en temps réel.

Une offensive surprise visant le cœur du régime iranien

Dès les premières heures du samedi 28 février, des explosions ont secoué Téhéran et plusieurs villes iraniennes majeures. Les frappes conjointes américano-israéliennes ont visé des centaines de sites : bases militaires, lanceurs de missiles, infrastructures nucléaires et symboles du pouvoir. Parmi les cibles prioritaires : le quartier Pasteur à Téhéran (incluant la résidence officielle du Guide suprême Ali Khamenei et des bâtiments liés à la présidence), Ispahan, Tabriz, Qom, Karaj et Kermanshah.

Des sources israéliennes et américaines affirment que l’opération visait explicitement des figures clés du régime, dont le Guide suprême Ayatollah Ali Khamenei (86 ans), le président Masoud Pezeshkian et des commandants des Gardiens de la Révolution (comme Amir Nasirzadeh et Mohammed Pakpour, confirmés tués selon certaines informations). Des images satellite montrent des destructions massives autour du compound de Khamenei, avec des panaches de fumée s’élevant au-dessus de la capitale.

Le bilan humain côté iranien est déjà dramatique et controversé. Les médias d’État iraniens rapportent au moins 85 à 57 filles tuées (selon les sources) dans une école primaire pour filles bombardée à Minab, dans le sud du pays, ainsi que des dizaines d’autres victimes civiles et militaires à travers 24 provinces (115 sites touchés selon le Croissant-Rouge iranien). Des rapports font état de 2 étudiants tués près de Téhéran et de blessés par dizaines. Côté israélien : un civil légèrement blessé et des dégâts matériels limités grâce aux interceptions massives du Dôme de fer.

La riposte iranienne : missiles et drones sur Israël et bases US

Téhéran n’a pas tardé à répondre. Des salves de missiles balistiques et de drones ont été lancées vers Israël (plusieurs vagues atteignant le nord du pays, avec sirènes d’alerte et population dans les abris) et vers des bases américaines au Golfe : Qatar, Koweït, Bahreïn (siège de la 5e Flotte US), Émirats arabes unis et Arabie saoudite. Des débris ont causé la mort d’un civil à Abou Dhabi et des impacts signalés à Dubaï (y compris près du Palm Jumeirah). L’Iran insiste : les frappes visent uniquement les intérêts américains et israéliens, pas les États arabes eux-mêmes – mais toute complicité rendrait ces territoires « cibles légitimes ».

Le président Donald Trump, dans un message vidéo sur Truth Social, a qualifié l’opération de « combats majeurs » pour éliminer les menaces nucléaires et militaires iraniennes, appelant les Iraniens à « prendre le contrôle de leur destin » et à renverser leur régime. Il a promis des opérations sur plusieurs jours et offert l’immunité aux forces iraniennes qui déposeraient les armes.

Le sort du Guide suprême : incertitude totale

Le sort d’Ali Khamenei domine les spéculations. Des médias israéliens (Channel 12, Jerusalem Post) rapportent une « probabilité élevée » qu’il ait été tué ou grièvement blessé, avec une coupure de contact signalée. Des officiels anonymes évoquent des « indications croissantes » de sa mort. En revanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré à NBC News : « Il est vivant, pour autant que je sache » – une formulation prudente qui laisse planer le doute. L’agence IRNA et des sources iraniennes affirment qu’il a été transféré en lieu sécurisé avant les frappes et qu’un discours est attendu « dans les minutes qui viennent ». Aucune confirmation indépendante n’existe pour l’instant.

La diplomatie iranienne en mode survie

Face à l’agression, l’Iran a multiplié les contacts diplomatiques. Abbas Araghchi a appelé ses homologues russes (Sergey Lavrov), turcs (Hakan Fidan), pakistanais (Ishaq Dar) et ceux des pays du Golfe (Arabie saoudite, EAU, Qatar, Koweït, Bahreïn, Irak). Il a qualifié les frappes de « violation flagrante de la Charte des Nations unies » et d’« agression contre la paix internationale », appelant à une session urgente du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a insisté sur le droit de l’Iran à se défendre « avec toute sa puissance » tout en exprimant un intérêt pour la désescalade si les attaques cessent. Une lettre officielle a été envoyée à l’ONU pour exiger une « action immédiate ».

La communication iranienne met l’accent sur l’aspect humanitaire (l’école bombardée qualifiée de « crime flagrant » par le président Pezeshkian) et sur une riposte « décisive mais mesurée », contrastant avec les positions plus agressives du passé.

Vers une escalade régionale ?

Ce premier jour marque un tournant : une guerre aérienne ouverte, des appels explicites au changement de régime par Trump et Netanyahu, et une riposte iranienne qui élargit le front au Golfe. Le monde observe avec effroi : fermetures d’espaces aériens, annulations de vols, et craintes d’un embrasement plus large impliquant proxies iraniens ou alliés occidentaux. La situation reste extrêmement fluide – les heures à venir seront décisives pour savoir si Khamenei est toujours en vie, si la riposte s’intensifie, et si une désescalade diplomatique est encore possible.

Un jour historique, aux conséquences imprévisibles. Le Moyen-Orient retient son souffle.