L’annonce officielle du martyre
Vers 5 heures locales, la télévision d’État iranienne (IRIB) a rompu le silence en annonçant le « martyre » d’Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique, âgé de 86 ans. Des présentateurs en larmes ont lu le communiqué : Khamenei a été tué lors des frappes aériennes conjointes américano-israéliennes du 28 février. Le régime a immédiatement décrété une période de deuil national de 40 jours, avec des images de foules en prière et de portraits géants du défunt partout dans la capitale.
Un assassinat ciblé sans précédent
L’élimination physique du chef d’un État souverain n’a fait l’objet d’aucune déclaration de guerre préalable, ni d’aucune résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Aucune preuve n’a été soumise à une instance internationale. Il s’agit d’une violation flagrante de la Charte des Nations unies, du principe de souveraineté des États et de l’interdiction absolue des assassinats extra-judiciaires de dirigeants politiques. Un pur crime de guerre, qualifié de terrorisme d’État par de nombreux observateurs.
Trump et Netanyahu revendiquent l’acte
Dès le 28 février au soir, Donald Trump s’est vanté sur Truth Social d’avoir « éliminé l’une des personnes les plus maléfiques de l’histoire ». Benjamin Netanyahu a célébré la destruction du complexe résidentiel de Khamenei. Les deux dirigeants présentent cela comme une « opération chirurgicale » pour « libérer » le peuple iranien. Mais l’histoire nous enseigne la prudence : les promesses de libération mènent souvent au chaos.
Un nouvel acte Yankee à déplorer
Après l’invasion illégale de l’Irak en 2003, basée sur le mensonge des armes de destruction massive, et la guerre en Afghanistan depuis 2001 qui a fait des centaines de milliers de morts pour un bilan catastrophique, Washington signe ici un troisième chapitre honteux. L’impérialisme américain frappe encore, au mépris du droit international, au nom d’une « sécurité » qui ne profite qu’aux puissants.
Réactions internationales : colère et embarras
La Russie et la Chine dénoncent une « agression impérialiste inacceptable ». Des experts de l’ONU et des organisations comme Amnesty International alertent sur un « précédent extrêmement dangereux » : demain, n’importe quel dirigeant jugé « gênant » pourrait être liquidé. Même chez certains alliés européens, l’embarras est palpable, malgré leur silence prudent.
La rue iranienne entre sidération et fureur
À Téhéran, les partisans du régime hurlent à la « croisade occidentale » et appellent à la vengeance. Les opposants en exil célèbrent… sans mesurer le risque d’explosion régionale. La succession s’annonce chaotique, et la région entière retient son souffle.
Ce 1er mars 2026 marque une date noire dans l’histoire contemporaine : celle où les États-Unis ont, une fois de plus, préféré la loi du plus fort à celle du droit. Un acte à condamner sans ambiguïté. L’Histoire, impitoyable, jugera.