Au Sommet nucléaire de Paris, Ursula von der Leyen avoue sans détour : l’Europe a saboté son énergie en virant l’atome. La crise au Moyen-Orient et le spectre d’un blocage à Ormuz transforment ce dogmatisme passé en fiasco géopolitique. Mea culpa imminent des donneurs de leçons verts ?

Le mea culpa cash : « Une erreur stratégique », point barre

Mardi 10 mars 2026, au Sommet sur l’énergie nucléaire à Paris, Ursula von der Leyen lâche la bombe sans filtre : « La réduction de la part du nucléaire était un choix. Et avec le recul, c’était une erreur stratégique. » Elle enchaîne : le nucléaire reste une source fiable, abordable, bas-carbone et surtout indépendante des routes maritimes risquées du Moyen-Orient. Traduction : on a joué avec le feu, et on se brûle maintenant.

Ormuz en mode chantage : 20 % du pétrole mondial à la merci d’un chenal

La crise actuelle au Moyen-Orient (guerre en Iran) rappelle brutalement la vulnérabilité : un blocage du détroit d’Ormuz peut paralyser 20 % du pétrole mondial en quelques jours. Résultat ? Prix qui explosent, dépendance fossile totale. Pendant ce temps, l’Europe a laissé chuter sa part nucléaire de ~33 % en 1990 à ~15 % aujourd’hui. Merci les campagnes de peur et les choix idéologiques – on applaudit le génie stratégique.

Le réveil tardif : l’UE mise sur les SMR pour rattraper le retard

Pour limiter la casse, von der Leyen dégaine une stratégie sur les petits réacteurs modulaires (SMR), avec financements européens pour les rendre opérationnels dès les années 2030. Mieux vaut tard que jamais… mais combien de crises et de factures énergétiques avant de se réveiller vraiment ?

Les anti-nucléaires historiques, on attend toujours vos excuses

La question qui gratte : les médias, ONG et politiques qui ont diabolisé les pro-nucléaires pendant des décennies – en les traitant de climato-sceptiques ou de lobbyistes fous – vont-ils admettre leur rôle dans ce fiasco ? Ou continuer le déni sélectif face à Ormuz et à la réalité géopolitique ? Le silence est déjà éloquent…

(Sources : discours officiel Commission européenne – 10 mars 2026, Le Figaro, Le Monde, Reuters)