Dans un nouveau tour de vis autoritaire, l’Union européenne a officiellement sanctionné l’ancien colonel du renseignement suisse Jacques Baud, l’inscrivant sur sa liste noire des « relais du Kremlin ». Adoptée ce 15 décembre 2025 via la Décision (PESC) 2025/2572 du Conseil, cette mesure gèle ses avoirs et lui interdit l’entrée sur le territoire de l’UE. Sous prétexte de combattre la « propagande pro-russe », Bruxelles cible un analyste indépendant dont le seul crime semble être de proposer une lecture alternative du conflit ukrainien. Cette décision n’est pas seulement une attaque contre un individu : elle symbolise une dérive censoriale qui menace le débat démocratique en Europe.

Qui est Jacques Baud, cet « ennemi » de l’UE ?

Jacques Baud, 70 ans, est un ancien officier du Service de renseignement de la Confédération helvétique, avec une carrière marquée par des missions auprès des Nations Unies et de l’OTAN. Auteur de plusieurs ouvrages, dont Opération Z (2022), il analyse les conflits géopolitiques avec un regard critique sur les narratifs occidentaux. Baud argue que l’expansion de l’OTAN a provoqué la réaction russe et que les médias mainstream ont exagéré la force militaire ukrainienne tout en minimisant la corruption à Kiev. Ses interventions, souvent sur des plateformes indépendantes ou anciennement sur RT France, ont irrité les élites européennes en remettant en question la doxa atlantiste.

L’UE le décrit comme un « porte-voix prominent de narratifs pro-russes », l’accusant de « légitimer l’agression militaire russe » et de « normaliser la confrontation avec l’Occident ». Parmi les griefs : ses affirmations selon lesquelles l’Ukraine aurait « orchestré sa propre invasion » pour justifier une adhésion à l’OTAN, ou que les sanctions occidentales se retournent contre l’Europe elle-même. Baud n’est pas isolé : il rejoint sur cette liste des figures comme l’ex-officier français Xavier Moreau, l’Américain John Dougan ou des analystes russes comme Fyodor Lukyanov, tous étiquetés « propagandistes » pour leurs critiques de la politique UE-OTAN.

Contacté par des médias suisses, Baud a nié tout lien avec Moscou et contesté ces accusations, affirmant n’avoir pas été informé préalablement. Résidant à Bruxelles, il voit maintenant ses libertés restreintes pour des opinions exprimées publiquement – un comble pour un citoyen suisse, pays non-membre de l’UE.

Des sanctions qui masquent une censure arbitraire

Cette 15e vague de sanctions contre la Russie, qui porte le total à plus de 2 000 entités et individus, s’inscrit dans une stratégie plus large de pseudo « lutte contre la désinformation ». Mais en ciblant des analystes occidentaux comme Baud, l’UE franchit une ligne rouge : elle ne s’attaque plus seulement à des acteurs russes, mais à des voix dissidentes au sein de ses propres frontières. C’est une censure déguisée, où toute divergence d’opinion est criminalisée sous le voile de la sécurité.

Rappelons que l’UE a déjà muselé des médias comme RT et Sputnik en 2022, et que des lois comme le Digital Services Act (DSA) permettent de sanctionner les plateformes qui refusent de censurer du contenu « nuisible ». Des figures politiques, comme le vice-président américain JD Vance, ont dénoncé ces pratiques comme des attaques contre la liberté d’expression, affirmant que « les jours de la censure des Américains en ligne sont terminés ». Ici, avec Baud, on assiste à une extension : punir des intellectuels pour leurs analyses, même si elles dérangent.

Cette approche évoque les pires régimes autoritaires, où le débat intellectuel devient un « terrain miné ». En sanctionnant Baud pour des « théories conspirationnistes », l’UE impose un monopole narratif : seule la version officielle – celle qui justifie l’escalade militaire et les milliards d’euros envoyés à Kiev – est tolérée. Des millions d’Européens critiquent quotidiennement la corruption en Ukraine ou la politique de l’OTAN ; seront-ils les prochains sur la liste ?

Les impacts : Une menace pour la démocratie et les médias indépendants

Ces sanctions ne se limitent pas à un gel d’avoirs : elles stigmatisent et isolent. Baud, auteur prolifique, risque de voir ses livres et interventions marginalisés, renforçant un climat de peur parmi les analystes indépendants. En Suisse, pays neutre, cela soulève des questions sur la souveraineté : pourquoi un citoyen helvétique est-il puni par une entité étrangère pour ses opinions ?

Pire, cela affaiblit le débat public sur la guerre en Ukraine, où les voix critiques comme celle de Baud soulignent les échecs des sanctions occidentales – qui ont boosté l’économie russe tout en appauvrissant l’Europe. En les qualifiant de « propagande », l’UE évite le vrai dialogue, préférant l’intimidation à l’argumentation.

Appel à la résistance : Défendons la liberté d’expression

Il est temps de dénoncer cette dérive. Les médias indépendants, comme le nôtre, doivent amplifier les voix étouffées et questionner les dogmes imposés. Jacques Baud n’est pas un propagandiste, mais un penseur qui ose défier le consensus. Soutenons-le, et tous ceux qui osent penser différemment, avant que l’UE ne transforme l’Europe en un espace où seule la pensée unique prévaut.

Sources :

  • Décision (PESC) 2025/2572 du Conseil de l’UE (Journal officiel de l’Union européenne).
  • Articles de presse suisses et internationaux sur les sanctions (décembre 2025).
  • Déclarations publiques de Jacques Baud et analyses de ses ouvrages.
  • Contexte sur les précédentes mesures UE contre la désinformation (DSA, interdictions RT/Sputnik).
  • Réactions politiques, incluant celles de JD Vance sur la liberté d’expression.