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Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur français, s’est alarmé sur CNews d’une menace iranienne directe pesant sur le territoire français, évoquant des dizaines d’individus potentiellement liés à Téhéran et un attentat déjoué en 2018 contre des opposants iraniens. Une vigilance qui contraste brutalement avec son silence actuel sur les mouvances salafistes, qu’il dénonçait avec ferveur en 2015. À l’époque, dans un tweet du 23 novembre, Retailleau appelait à une coalition mondiale contre l’État islamique (Daesh), incluant la Russie et l’Iran, dénonçant une inaction qui permettait à ces groupes de prendre racine. Dix ans plus tard, ce discours a viré de bord, et l’Iran est devenu l’ennemi numéro un, tandis que les salafistes semblent curieusement absents de ses préoccupations. Ce glissement narratif soulève des questions troublantes, surtout à la lumière des récents rapprochements diplomatiques et des révélations sur les alliances au Moyen-Orient.
«Il y a deux menaces sur le sol français la radicalisation des jeunes et la menace d’attentat du régime des mollahs», explique Bruno Retailleau dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/HA4M3Un5x7
— CNEWS (@CNEWS) June 18, 2025
Ns avons beaucoup trop attendu, nous avons laissé l'#EtatIslamique prendre racine. Il faut une coalition mondiale avec la Russie et l'Iran.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) November 23, 2015
Une hypocrisie qui trahit les principes







