La Loi Midy : Une « Expérimentation » qui Sent le Cheval de Troie Orwellien
Adoptée le 16 février 2026 (60 voix pour, 13 contre, dans un hémicycle clairsemé), sa proposition de loi autorise jusqu’en 2027 les caméras « augmentées par IA » dans les commerces pour détecter des « comportements suspects » (gestes de dissimulation, etc.). Pas de reconnaissance faciale « pour l’instant », alertes envoyées uniquement au commerçant, obligation d’information du public… Les fameuses « règles strictes » qu’on nous ressert systématiquement. Mais l’histoire montre que ces outils commencent encadrés et finissent en dérive totale. Midy lui-même reconnaît que 2 000 à 3 000 commerces utilisent déjà ces technologies de manière non encadrée, avec une baisse des vols de 20 à 50 %. Demain ? Profiling client, conservation prolongée des données, croisement avec l’identité numérique (un autre projet cher à Midy).
L’Exemple Walmart : Quand l’IA « Anti-Vol » Devient Tracking Totalitaire
Regardez ce qui se passe aux États-Unis pour comprendre la pente glissante. Fin 2025, un avocat américain a raconté publiquement son expérience : il achète un produit en espèces chez Walmart, sans téléphone, sans application, sans carte de fidélité – un achat totalement anonyme. Quelques heures plus tard, il reçoit un email de Walmart lui demandant de noter précisément cet article. Comment ? Grâce à la reconnaissance faciale et à l’analyse comportementale des caméras de surveillance, croisées avec des bases de données clients. Walmart est déjà visé par plusieurs actions collectives aux États-Unis pour collecte illégale de données biométriques. En France, la loi Midy met en place exactement la même infrastructure : détection en temps réel, alertes, stockage de données. Ajoutez l’héritage des caméras algorithmiques des JO 2024 et vous obtenez le socle parfait pour un fichage de masse.
Un Mandat Fantôme : Élu avec Moins de 19 % de la Population de sa Circonscription
Paul Midy, député Renaissance de la 5e circonscription de l’Essonne (Saclay-Orsay), se félicite publiquement de l’adoption de sa loi sur les caméras IA dans les commerces. Mais rappelons les chiffres bruts : en 2022, il a été élu avec 18 687 voix sur une population totale d’environ 98 128 habitants (données INSEE pour les communes concernées). Calcul implacable : moins de 19 % de la population totale a voté pour lui.
Plus de 80 % des habitants n’ont pas soutenu ce « représentant du peuple ». Un mandat conquis de justesse (19 voix d’écart face à son adversaire) et pourtant, cet élu minoritaire impose aujourd’hui à 67 millions de Français une surveillance algorithmique généralisée.
Le CV Parfait du Technocrate : Sept Ans chez McKinsey, le Champion des Réformes Contestées
Avant d’entrer en politique, Paul Midy a passé sept ans chez McKinsey & Company (2007-2014), grimpant jusqu’au poste d’associate partner. Ce cabinet américain, accusé à répétition de conflits d’intérêts en France (réformes des retraites, gestion de la crise Covid, assurance-maladie), a formé une génération de consultants qui privatise l’État au profit des multinationales. Midy y a travaillé sur des projets publics en France et en Afrique, peaufinant son obsession pour la « transformation numérique » au service des grands groupes. Après McKinsey ? Direction Jumia (plateforme e-commerce africaine), puis Frichti (livraison de repas) : un parcours de start-upper libéral teinté de colonialisme digital et de recherche effrénée du profit privé.
Macroniste Pur Jus Depuis 2017 : Du Parti à l’Assemblée, la Machine à Contrôler
Politiquement, Midy commence chez les Jeunes Populaires de l’UMP sous Sarkozy (trésorier, élu municipal à Fontainebleau). Puis, sentant le vent tourner, il rejoint La République En Marche en 2017, devenant un macroniste de la première heure. Directeur général adjoint du parti en 2019, directeur général en 2020 : il est l’un des architectes de la machine électorale d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui vice-président du groupe Renaissance à l’Assemblée, il porte haut les valeurs de cette macronie qui privatise la surveillance au nom de l’« innovation ». Soutenu par LR, Horizons et même le RN, sa loi pue la collusion élitiste.
Vers le Crédit Social ? La Dérive Inévitable que Midy Prépare
Une alerte IA pour un « geste suspect » ? Votre profil atterrit dans une base. Demain, croisement avec l’État (McKinsey a conseillé Macron sur à peu près tout), et vos comportements quotidiens influencent un « score citoyen ». Midy incarne cette macronie qui transforme la France en panoptique privé sous couvert d’innovation. Cette loi n’est pas « responsable » : elle est odieuse, un pas de géant vers le crédit social à la chinoise.
Un ex-McKinsey macroniste, élu avec moins de 19 % de sa population locale, ne doit pas dicter la fin de votre vie privée.
La démocratie n’est pas une dystopie imposée par une minorité.
Merci McKinsey.
Merci Macron !
Et merci aux absents dans l’hémicycle !