L’affaire Verdin, également connue sous le nom d’affaire Laureen Marchet (du nom de la petite fille impliquée), est une affaire judiciaire française remontant aux années 2011-2012, basée sur les accusations portées par Emmanuel Verdin, père d’une enfant de 4 ans décédée en 2013 des suites d’une maladie sexuellement transmissible (MST) contractée, selon lui, lors de viols en réunion. Verdin accuse directement Jack Lang d’avoir participé à ces actes, et implique François Hollande et Pierre Moscovici pour non-dénonciation de crimes, affirmant qu’ils étaient au courant mais n’ont rien signalé. Selon Verdin, les faits se seraient déroulés en 2001 à Paris, lors d’une soirée privée. Il prétend détenir une vidéo compromettante montrant Lang nu sur un canapé et Hollande en sous-vêtements, en présence de l’enfant, bien que cette vidéo n’ait jamais été rendue publique ni confirmée par la justice.
Des allégations graves
Les allégations sont graves et s’inscrivent dans un contexte plus large de rumeurs persistantes sur des réseaux pédocriminels impliquant des élites politiques françaises, souvent liées à d’autres scandales comme l’affaire du Coral (1982), où Lang avait déjà été cité sans poursuites concrètes.
Verdin a déposé plainte en 2011 auprès du procureur de la République des Sables-d’Olonne (Vendée), menant à une enquête préliminaire pour viol en réunion sur mineure contre Lang, et pour non-dénonciation contre Hollande et Moscovici. Verdin a été auditionné pendant 4 heures par la gendarmerie en janvier 2012. La plainte a été jugée recevable en octobre 2012, ouvrant la voie à une instruction judiciaire par un juge parisien, Jean-Louis Jouve.
Une affaire étouffée
Cependant, l’affaire n’a pas abouti à des poursuites formelles ni à un procès. Elle a été étouffée médiatiquement, selon Verdin, pour ne pas perturber la campagne présidentielle de Hollande en 2012. Des témoignages vidéo de Verdin circulent encore en ligne, datant de 2015-2016, où il détaille les faits et accuse les autorités de classer l’affaire sans suite.
Aujourd’hui, en mars 2026, l’affaire Verdin reste au point mort judiciaire. Aucune nouvelle procédure n’a été ouverte récemment, et Verdin semble avoir disparu des radars publics – certains posts sur X spéculent sur son sort sans preuves concrètes.
Un sursaut avec la déclassification des documents de l’affaire Epstein
Elle resurgit toutefois dans les discussions en ligne, particulièrement en lien avec l’affaire Epstein, qui a éclaboussé Jack Lang début 2026. Les documents Epstein, déclassifiés par la justice américaine en janvier 2026, mentionnent Lang plus de 600 fois, ainsi que sa fille Caroline (près de 950 fois), révélant des liens financiers et des cadeaux (comme des voyages, des œuvres d’art et des fonds potentiels de 20 millions de dollars) avec le pédocriminel Jeffrey Epstein entre 2013 et 2019.
Ces révélations ont conduit à l’ouverture d’une enquête pour blanchiment de fraude fiscale aggravée contre Lang et sa fille par le Parquet national financier le 6 février 2026, et à la démission forcée de Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe le 7 février 2026.
Hollande est indirectement cité dans ce contexte, car il avait nommé Lang à ce poste en 2013, malgré les rumeurs antérieures. Sur les réseaux, l’affaire Verdin refait surface en 2026, notamment en réaction à un podcast de Hollande sur les violences sexuelles contre les enfants, lancé en mars 2026. Des internautes l’accusent d’hypocrisie, le reliant à Lang et à d’autres figures comme Jean-Michel Baylet.
Lang nie tout lien financier avec Epstein et qualifie les accusations de « tempête de boue », mais les enquêtes en cours pourraient raviver d’anciennes affaires comme Verdin si de nouveaux éléments émergent.
Jack Lang accusé de Pédocriminalité par Roger Holeindre
Mr Roger Holeindre ne figure pas dans les #EpsteinFiles 😏 https://t.co/YoK7yYrMEf pic.twitter.com/7WsqFKMkjt
— Vincent VDO (@Vincent_VDO_X) February 1, 2026