Un professionnel exerçant des fonctions judiciaires et financières a été mis en examen pour des faits graves de violences sexuelles sur des mineures, dont la fille et la petite-fille de son épouse. Placé sous contrôle judiciaire, il continue d’exercer ses activités, suscitant l’incompréhension des familles des victimes.
Des accusations lourdes portées par des membres de sa famille
L’homme, conseiller au conseil des prud’hommes de Toulouse et commissaire aux comptes, a été mis en examen le 25 mars 2025. Il est poursuivi pour deux viols sur mineures et une agression sexuelle par personne ayant autorité.
Les faits présumés concernent :
- Des attouchements, qualifiés de viol dans les déclarations, sur la belle-fille de l’homme en 2011, alors âgée de 17 ans.
- Un viol (notamment par pénétration digitale) sur sa petite-fille Lily en 2022, alors qu’elle n’avait que 5 ans.
Ces accusations proviennent de l’entourage familial et ont émergé dans un contexte de séparation conjugale conflictuelle.
Une enquête déclenchée par un enregistrement vocal
L’affaire a éclaté en mars 2025 à la suite d’une dispute conjugale. L’épouse a déposé plainte pour violences et remis aux enquêteurs un enregistrement audio dans lequel le mis en cause reconnaît des attouchements sur sa belle-fille en 2011.
Lors de sa garde à vue et de son audition, l’homme a reconnu les faits anciens devant un psychologue, avant de se rétracter partiellement. Il nie en revanche catégoriquement les faits reprochés concernant Lily, invoquant une vengeance liée à la séparation et à des enjeux patrimoniaux.
La petite-fille, aujourd’hui âgée de 7 ans, a été auditionnée en « salle Mélanie ». Ses déclarations ont été jugées cohérentes avec celles de sa mère concernant les faits de 2011.
Un passé marqué par une condamnation pour harcèlement sexuel
Ce n’est pas la première fois que cet homme est confronté à des accusations de nature sexuelle. Il avait déjà été condamné aux prud’hommes pour harcèlement sexuel sur une collaboratrice, sans poursuites pénales à l’époque.
Malgré la gravité des faits actuels, les aveux partiels et les témoignages, le juge des libertés et de la détention a opté pour un contrôle judiciaire plutôt que la détention provisoire. Le mis en examen a pu reprendre ses fonctions à Toulouse.
Incompréhension des familles et de leur avocat
Les parents de Lily, Céline et Mathieu, ainsi que leur avocat Me Alexandre Martin, expriment une vive indignation face à cette mesure. Ils dénoncent un sentiment d’impunité et s’inquiètent de la lenteur de l’instruction.« Comment un homme mis en examen pour de tels faits sur des enfants peut-il continuer à exercer des responsabilités ? », s’interrogent-ils.
L’information, révélée par La Dépêche du Midi, soulève des questions sur la protection des victimes dans les affaires intrafamiliales et sur les critères de placement sous contrôle judiciaire pour des infractions sexuelles graves sur mineurs.
L’instruction se poursuit au pôle criminel du tribunal judiciaire de Toulouse. Le mis en examen bénéficie de la présomption d’innocence.Les prénoms de la victime mineure ont été modifiés.
Source : ladepeche.fr