Aujourd’hui, le 22 janvier 2026, les États-Unis ont officiellement quitté l’Organisation mondiale de la santé (OMS), marquant la fin d’une procédure lancée exactement un an plus tôt.

Le président Donald Trump avait signé, le 20 janvier 2025 – jour de son investiture pour son second mandat –, un décret exécutif annonçant le retrait des États-Unis de l’OMS. Ce texte réactivait une initiative similaire de 2020 (annulée par Joe Biden en 2021) et invoquait la mauvaise gestion de la pandémie de COVID-19, l’absence de réformes profondes, une influence politique jugée excessive de certains États membres (notamment la Chine) et des contributions financières américaines disproportionnées.

Conformément à la législation américaine de 1948 autorisant l’adhésion à l’OMS, un préavis d’un an était requis. La notification formelle envoyée à l’ONU et à l’OMS a donc rendu le retrait effectif ce jour, le 22 janvier 2026.

Développements du jour et positions officielles

  • Le Département d’État américain a confirmé la sortie effective, soulignant que l’OMS avait « failli à contenir, gérer et partager les informations » lors de crises sanitaires, causant selon Washington des pertes de milliers de milliards de dollars aux États-Unis. Toute coopération, financement futur et présence de personnel américain auprès de l’organisation sont suspendus.
  • L’OMS, de son côté, a exprimé ses regrets profonds, estimant que ce retrait met en danger la sécurité sanitaire tant des États-Unis que du reste du monde. Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus avait averti dès le 13 janvier que cette décision affaiblissait la coordination mondiale face aux pandémies et autres menaces sanitaires.
  • Sur le plan opérationnel, les États-Unis – premier contributeur historique (environ 18-22 % du budget via cotisations obligatoires et volontaires) – ont déjà cessé tout paiement depuis 2025. Environ 260 à 278 millions de dollars d’arriérés pour 2024-2025 restent impayés, ce qui pose un problème juridique : la loi américaine exige le règlement des dettes avant retrait. L’OMS considère la sortie comme incomplète sur le plan formel ; le Conseil exécutif de l’organisation (réuni début février) et l’Assemblée mondiale de la santé (mai 2026) examineront la validité du retrait.

Contexte plus large

Ce retrait s’inscrit dans une vague plus vaste : le 7 janvier 2026, un mémorandum présidentiel a ordonné le départ des États-Unis de 66 organisations internationales jugées contraires aux intérêts américains, dont plusieurs entités onusiennes (UNESCO, GIEC, etc.). Il reflète la doctrine « America First » et une critique récurrente des institutions multilatérales.

Les experts en santé publique (dont l’Infectious Diseases Society of America et divers épidémiologistes) s’affolent : perte d’accès au système mondial de surveillance grippale, et difficultés accrues pour développer des vaccins saisonniers ou répondre à de futures crises… Et honnêtement, à la vue de ce qu’on peut clairement qualifier de dictature sanitaire ainsi que de l’escalade vers des vaccinations saisonières obligatoires, nombreuses sont les personnes qui approuvent ce choix.

Pour l’heure, la rupture est concrète : plus de financement américain, plus de participation américaine aux instances de l’OMS. Une réintégration future dépendrait d’éventuelles réformes de l’organisation ou d’un changement d’administration, mais rien n’indique un tel revirement à court terme.

Ce 22 janvier 2026 marque donc un tournant majeur dans la coopération sanitaire internationale, avec des répercussions qui se feront sentir bien au-delà des frontières américaines.