En 2018, Macron jurait que fermer Fessenheim et 14 réacteurs était la « transition inéluctable ». En 2026, au Sommet nucléaire de Paris, le même vante l’atome comme rempart à l’indépendance et aux chocs géopolitiques. Pendant que les Français paient le prix du pétrole à la pompe, il se paie leur tête avec un virage à 180° opportuniste.

2018 : la promesse anti-nucléaire en mode vertueux

« Concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront fermés d’ici 2035. Ce mouvement commencera à l’été 2020 avec l’arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim. » Macron l’annonçait solennellement en 2018, pour réduire la part du nucléaire à 50 %. Fessenheim fermé pour de bon, plan EPR2 relancé mollement… Les Français ont gobé la « transition écologique » pendant que les factures grimpaient.

2026 : le nucléaire, soudain le super-héros anti-choc

Au Sommet de Paris (10 mars 2026), photo de famille avec von der Leyen et compagnie, Macron tweete : « Ensemble pour affirmer le rôle clé de l’énergie nucléaire civile pour notre indépendance énergétique, notre décarbonation et notre compétitivité. » Traduction : l’atome est maintenant le bouclier magique contre les hydrocarbures volatils. Ironie du sort : le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran (depuis les frappes US-Israël) provoque une flambée historique des prix pétrole/gaz. Les Français trinquent à la pompe, mais Macron pose en sauveur pro-nucléaire.

Le grand foutage de gueule : opportunisme ou amnésie ?

Ce qui était « inéluctable » en 2018 (moins de nucléaire) devient « urgent » en 2026 (plus de nucléaire pour éviter la dépendance). Pendant que les prix explosent et que l’Europe tremble face à Ormuz, Macron se pavane au sommet comme si ses choix passés n’avaient pas contribué à la vulnérabilité actuelle. Les Français, eux, paient la note – et se souviennent.

(Sources : tweet Macron 10 mars 2026, discours Sommet Paris 2026, déclarations 2018 Elysée, actualités Ormuz mars 2026 – Reuters, Franceinfo, Le Monde)