La mort de l’adjudant-chef Frion révèle une vassalisation qui coûte cher

Erbil, Kurdistan irakien – 13 mars 2026

L’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, a été tué dans la nuit du 12 au 13 mars par un drone kamikaze sur la base franco-peshmerga de Makhmour. Cinq de ses camarades ont été blessés. L’Élysée a immédiatement qualifié sa mort de « sacrifice pour la France » : Emmanuel Macron a tweeté mot pour mot « Il est mort pour la France », dans un message de condoléances standard.

La formule officielle qui sonne faux

Cette expression, répétée comme un mantra par l’état-major et le président, ne résiste pas à l’examen des faits. Arnaud Frion n’est pas tombé en défendant le sol national, ni en protégeant un intérêt vital français direct. Il est mort parce que Macron est la marionnette de Trump et Netanyahou – une réalité crue qui résume une politique étrangère de soumission déguisée en grandeur.

Derrière les discours alambiqués et les grandes déclarations à l’ONU

Derrière ces pseudo-discours d’opposition à Trump – avec des condamnations feutrées des frappes américano-israéliennes sur l’Iran qualifiées d’« hors du cadre du droit international » – et malgré ces grandes déclarations à l’ONU où la France a « enfin » reconnu l’État de Palestine en septembre 2025 (un geste symbolique présenté comme historique pour la paix et la solution à deux États), dans l’action concrète, Macron fait la chiffe molle avec Israël et les États-Unis.

La reconnaissance de la Palestine à l’Assemblée générale des Nations unies a été applaudie par 142 pays, mais elle reste lettre morte sur le terrain : pas de sanctions réelles contre les colonies, pas de rupture avec les alliances atlantistes, pas de retrait des engagements qui exposent les troupes françaises dans des conflits par procuration.

Une présence française injustifiée à 3 640 km de Paris

La base de Makhmour n’est pas menacée par une invasion qui viserait la France. Elle sert de poste avancé dans la guerre par procuration que mènent les États-Unis et Israël contre l’Iran. La France y forme des Peshmerga, entretient une présence logistique, surveille des drones… tout cela dans un conflit régional où nos intérêts directs sont minces, voire inexistants. Pendant ce temps, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont eu la sagesse de réduire ou de suspendre leurs engagements dans cette zone explosive. La France, elle, reste. Et paye le prix en sang.

L’inversion accusatoire macroniste

Macron dénonce une « attaque inacceptable ». Inacceptable ? Ce qui est surtout inacceptable, c’est que la France ait maintenu des troupes là-bas sans vrai mandat parlementaire renouvelé, sans débat démocratique sérieux, sans vote clair du peuple ou de ses représentants. L’opération Chammal, lancée contre Daech en 2014, s’est muée en présence permanente au service des alliances atlantistes. Aucun député n’a jamais été appelé à se prononcer sur cette prolongation indéfinie. C’est l’exécutif seul qui décide, et les chasseurs alpins en assument les conséquences.

Une riposte prévisible, pas une agression gratuite

L’attaque attribuée aux milices pro-iraniennes (Islamic Resistance in Iraq) n’est pas une agression gratuite : c’est la riposte logique à une présence étrangère perçue comme hostile. En inversant les rôles – on parle d’« agression » alors que c’est nous qui sommes allés nous installer chez les autres –, le président masque la vraie responsabilité : celle d’une ligne géopolitique qui expose inutilement nos soldats pour plaire à Washington et Tel-Aviv.

Macron, la marionnette au service de Trump et Netanyahou

Macron est une marionnette : il suit les directives de Trump (qui a relancé l’escalade contre l’Iran) et de Netanyahou (qui pousse à une confrontation régionale ouverte), tout en maintenant des gestes symboliques comme la reconnaissance de la Palestine pour donner l’illusion d’une posture équilibrée. La France n’a plus de politique étrangère autonome ; elle est un vassal zélé, un supplétif qui envoie ses militaires en première ligne pour des intérêts qui ne sont pas les siens.

Le sacrifice d’un soldat professionnel ne doit pas servir de caution

Arnaud Frion, 34 ans, décoré de la médaille militaire, était un soldat professionnel qui accomplissait sa mission avec honneur. Son sacrifice mérite le respect le plus profond. Mais ce sacrifice ne doit pas servir de caution à une stratégie absurde qui transforme nos troupes en chair à canon pour des puissances étrangères, sans que le pays n’ait jamais été consulté.

Il est temps d’arrêter cette mascarade

Retrait immédiat et total des forces françaises d’Irak et de Syrie. Fin de cette posture de « grand allié loyal » qui nous coûte des vies sans nous protéger. Contrôle parlementaire réel et préalable sur toute opération extérieure. Et surtout, fin du mensonge officiel qui travestit les morts en « héros pour la France » quand ils tombent pour des causes qui ne le sont pas.

Honneur et honte

Honneur à Arnaud Frion pour son courage et son dévouement.

Honte à la politique qui l’a placé là où il n’aurait jamais dû être.

Honte à ceux qui osent encore parler de « mort pour la France » quand tout pointe vers une mort parce que Macron est la marionnette de Trump et Netanyahou.

La France mérite mieux. Ses soldats aussi.