Le samedi 28 mars 2026, des manifestations coordonnées sous le nom de « No Kings Day » (Journée sans rois) ont eu lieu dans l’ensemble des États-Unis et dans plusieurs villes à l’étranger. Organisées pour la troisième fois en moins d’un an, ces mobilisations ont rassemblé, selon les organisateurs, plus de 8 millions de participants.

Un mouvement anti-Trump en forte progression

Ce troisième round de protestations fait suite à deux précédentes journées nationales : la première en juin 2025 (estimée à environ 5 millions de participants) et la seconde en octobre 2025 (près de 7 millions). Les organisateurs de la coalition « No Kings », qui regroupe des groupes progressistes tels qu’Indivisible, 50501, MoveOn et des syndicats, ont qualifié l’édition du 28 mars de « plus grande manifestation en une seule journée de l’histoire américaine ».

Plus de 3 300 événements ont été recensés dans les 50 États américains, ainsi que dans des villes comme Londres, Paris, Tel Aviv ou Berlin. Des rassemblements ont eu lieu aussi bien dans les grandes métropoles (New York, Los Angeles, Washington, Minneapolis) que dans de nombreuses petites localités.

Les principaux motifs de la contestation

Les manifestants ont exprimé leur opposition à plusieurs politiques de l’administration Trump, notamment :

  • La guerre en cours en Iran ;
  • Les opérations d’expulsion menées par l’agence fédérale ICE (Immigration and Customs Enforcement), marquées par des incidents violents ;
  • Ce qu’ils décrivent comme un exercice « autoritaire » ou « monarchique » du pouvoir présidentiel.

Le slogan « No Kings » fait référence au rejet historique de la monarchie par les Pères fondateurs en 1776. Les participants ont brandi des pancartes dénonçant un « pouvoir excessif » et ont appelé à la défense de la démocratie.

8 millions de paticipants

Selon la coalition « No Kings », au moins 8 millions de personnes ont participé aux différents rassemblements. Ce chiffre a été repris par plusieurs médias, dont le New York Times, le Guardian, le Washington Post ou CBS News.

Réactions et contexte politique

Du côté républicain et de la Maison Blanche, ces manifestations ont été qualifiées de « sessions de thérapie contre Trump » ou de « rassemblements anti-américains ». Les organisateurs, eux, soulignent le caractère pacifique des événements et l’absence notable de violences majeures rapportées.

Ces mobilisations interviennent alors que l’administration Trump fait face à une baisse de popularité sur certains dossiers, notamment l’économie, le coût de la vie et la guerre en Iran. Elles interviennent aussi à l’approche des élections de mi-mandat.