Un belliciste indéfectible jusqu’au bout

Washington, 12 juillet 2026 – Bon débarras. Lindsey Graham, ce sénateur républicain de Caroline du Sud qui incarnait à lui seul l’hypocrisie et le bellicisme le plus abject du Parti républicain, est mort samedi soir d’une « brève et soudaine maladie ». Son bureau a communiqué la nouvelle avec la sobriété de rigueur, quelques heures après son retour d’un énième voyage en Ukraine.

Fervent allié d’Israël et lobbyiste zélé de l’Ukraine

Pendant plus de deux décennies, Graham a été l’un des plus zélés avocats d’une politique étrangère américaine faite de guerres sans fin, de milliards dilapidés et de mensonges géopolitiques. Fervent allié d’Israël, il n’a jamais manqué une occasion de défendre inconditionnellement Tel-Aviv, y compris dans ses dérives les plus contestées. Tout aussi fanatique sur l’Ukraine, il s’est mué en véritable lobbyiste de Kiev, réclamant sans cesse plus d’armes, plus d’argent et plus d’engagement américain dans un conflit qui n’a fait que saigner les contribuables et déstabiliser le monde.

Du trumpophobe servile au caméléon politique

Ancien critique virulent de Donald Trump (qu’il traitait de danger pour la démocratie), il s’est ensuite vautré dans la servilité la plus totale une fois le vent tourné. Opportuniste jusqu’au bout, ce caméléon politique a incarné ce que la classe dirigeante américaine produit de pire : un idéologue rigide sur les questions de guerre, mais d’une souplesse dégoûtante dès qu’il s’agissait de son propre intérêt.

Pleurer par les pires extrémistes

Sa disparition est évidemment pleurée par les habituels grossiers personnages de l’extrême droite israélienne, à commencer par Itamar Ben-Gvir, ce ministre pyromane et provocateur notoire, dont les condoléances en disent long sur le type d’« amis » que Graham cultivait.

La fin d’une ère toxique

Pour tous ceux qui en ont assez des va-t-en-guerre qui envoient les autres se battre pendant qu’ils paradent à Washington, cette nouvelle n’est pas une tragédie. C’est la fin d’une ère particulièrement toxique. Reste à espérer que son successeur ne reprenne pas le flambeau de ce néoconservatisme recyclé qui a tant coûté à l’Amérique et au monde.