Au cours des trois derniers jours, des observateurs en ligne et des sources d’intelligence open-source (OSINT) ont rapporté un surge inhabituel d’activités militaires américaines en Europe et au Moyen-Orient. Ces mouvements, impliquant plus d’une dizaine d’avions de transport lourd C-17 Globemaster III et un vol VIP vers Bahreïn, interviennent dans un contexte de tensions accrues avec l’Iran, marqué par une répression violente des manifestations internes et des menaces de représailles régionales. Bien que le Département de la Défense américain (DoD) n’ait pas encore fourni de confirmation officielle, les patterns observés rappellent fortement ceux précédant les frappes américaines sur des installations nucléaires iraniennes en juin 2025.
Un Déploiement Massif de C-17 : De l’Amérique à l’Europe comme Tremplin
Depuis le 4 janvier 2026, au moins 10 à 12 avions C-17 de l’US Air Force ont traversé l’Atlantique, originaires principalement de bases comme Fort Campbell (Kentucky) et Hunter Army Airfield (Géorgie). Ces sites abritent des unités d’élite telles que le 160th Special Operations Aviation Regiment (SOAR, surnommé « Night Stalkers »), spécialisé dans les opérations spéciales nocturnes, le 75th Ranger Regiment et la 101st Airborne Division. Les appareils ont d’abord atterri à RAF Fairford au Royaume-Uni, où des photos et des rapports au sol indiquent le déchargement d’hélicoptères comme des MH-60 Black Hawk, MH-47 Chinook et CV-22 Osprey, adaptés aux insertions furtives et aux missions de haute valeur (HVT, high-value targets).
Par la suite, plusieurs C-17 ont poursuivi vers la base de Ramstein en Allemagne, un hub logistique clé pour les projections vers le Moyen-Orient. Des vols ultérieurs ont été tracés vers des destinations comme Azraq en Jordanie, Al Udeid au Qatar et potentiellement des bases en Arabie Saoudite ou aux Émirats arabes unis. Accompagnés de ravitailleurs KC-135 Stratotanker et d’au moins deux AC-130J Ghostrider (avions d’appui-feu lourd), ces mouvements représentent une capacité de transport estimée à plus de 1 000 troupes et des dizaines d’actifs rotatifs.
Ce type de surge n’est pas anodin : il évoque les préparatifs avant les opérations passées, comme la capture de Nicolás Maduro au Venezuela ou les frappes sur l’Iran en 2025. Des analystes OSINT soulignent que RAF Fairford sert souvent de « pont aérien » pour des déploiements rapides vers la zone de responsabilité du CENTCOM (United States Central Command).
La Visite du Commandant CENTCOM à Bahreïn : Un Signal de Coordination Haut Niveau
Le 5 janvier 2026, un Boeing C-40 Clipper (indicatif SAM733, immatriculation 01-0040) a atterri à Bahreïn après un trajet depuis MacDill AFB (siège du CENTCOM) via Prestwick en Écosse. Selon de multiples sources OSINT, cet appareil transporterait probablement l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM depuis fin 2025, remplaçant le général Michael Erik Kurilla. Bahreïn, hôte de la 5e Flotte de l’US Navy et d’un nouveau poste de commandement combiné pour la défense aérienne inauguré en décembre 2025, sert de plaque tournante pour les opérations américaines dans le Golfe.
Cette visite, non annoncée publiquement, coïncide avec les mouvements de C-17 et pourrait indiquer des briefings avec des alliés régionaux, y compris Bahreïn et l’Arabie Saoudite, dans le cadre d’une posture défensive renforcée. Des vols de surveillance supplémentaires, comme des RQ-4 Global Hawk et P-8 Poseidon, ont été notés, renforçant l’idée d’une préparation à une escalade potentielle.
Contexte Géopolitique : Tensions avec l’Iran au Premier Plan
Ces activités surviennent alors que l’Iran fait face à des protestations internes massives. Les États-Unis et Israël ont averti de frappes potentielles si le régime accélère son programme nucléaire. Des rumeurs circulent sur une « Opération Iron Strike » israélo-américaine, alimentées par des messages cryptiques d’anciens dirigeants israéliens comme Naftali Bennett.
Par ailleurs, des mouvements parallèles incluent la surveillance d’un pétrolier sanctionné (potentiellement russe ou vénézuélien) en Atlantique Nord, possiblement lié à des opérations SOF. Bien que certains observateurs qualifient cela de « rotation routine », l’ampleur et le timing suggèrent une démonstration de force ou une préparation à réagir.
Perspectives et Implications
Sans déclaration officielle du DoD ou du CENTCOM, ces déploiements restent spéculatifs, mais le faisceau d’indices pointe vers une posture offensive ou défensive face à l’Iran. Il est donc crucial de surveiller les prochaines 48-72 heures : des mouvements supplémentaires vers le Golfe ou des annonces diplomatiques pourraient clarifier les intentions. Dans un monde multipolaire, ces actions soulignent les risques d’escalade, appelant à une vigilance accrue sur les dynamiques régionales.
Sources principales : Données OSINT, rapports UK Defence Journal et Express.