Illustration générée par Contre7

Bucarest, 20 mai 2025 – La tension politique en Roumanie atteint un nouveau sommet alors que George Simion, leader du parti nationaliste AUR et candidat « battu », dans des conditions discutées,  au second tour de l’élection présidentielle, a annoncé ce mardi son intention de saisir la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation du scrutin de mai 2025. Dans un message publié sur X, Simion dénonce des « ingérences extérieures », pointant du doigt la France et la Moldavie…

Une Requête Explosive Après une Défaite Inattendue

George Simion, qui avait dominé le premier tour de l’élection le 4 mai avec 40,5 % des voix, a finalement été devancé au second tour le 18 mai par le candidat centriste et pro-européen Nicusor Dan, maire de Bucarest, qui a remporté 53,6 % des suffrages. Cette victoire, marquée par une participation record de 65 %, a été perçue comme un sursaut des électeurs pro-européens face à la montée du nationalisme incarnée par Simion, connu pour ses positions souverainistes, son admiration pour Donald Trump et son opposition au soutien militaire à l’Ukraine.

Dans son message sur X, Simion a écrit : « 

🚨🇷🇴 Je demande officiellement à la Cour constitutionnelle d’ANNULER les élections présidentielles roumaines (mai 2025).
Pour les mêmes raisons que celles pour lesquelles les élections de décembre ont été annulées : les interférences extérieures d’acteurs étatiques et non étatiques.
Cette fois, c’est prouvé par des preuves ! Ni 🇫🇷 , ni 🇲🇩 , ni personne d’autre n’a le droit d’interférer dans les élections d’un autre État.

À tous les Roumains : demandez d’urgence à la Cour Constitutionnelle d’annuler cette farce.

Nous n’abandonnerons pas et ne trahirons pas ! Ce n’est que le début d’une grande victoire !« 

    Un message accompagné des drapeaux de la France et de la Moldavie. Cette requête fait écho à l’annulation du scrutin de novembre 2024, décidé par la Cour constitutionnelle roumaine en raison de soupçons d’ingérence russe, notamment via des campagnes sur TikTok en faveur de l’ultranationaliste Calin Georgescu.

    Simion, qui avait repris le flambeau de Georgescu, accuse aujourd’hui des puissances étrangères, notamment la France, d’avoir influencé le résultat du scrutin de mai. Il s’appuie sur des déclarations récentes de Pavel Durov, qui ont enflammé le débat politique.

    Pavel Durov Prêt à Intervenir

    Dans un repost du message de Simion sur X, Pavel Durov, le milliardaire russo-français et patron de Telegram, a déclaré : « I’m ready to come and testify if it helps Romanian democracy. » (« Je suis prêt à venir et témoigner si cela aide la démocratie roumaine. ») Cette prise de position intervient après que Durov a accusé, le 18 mai, jour du second tour, la France d’avoir tenté de « censurer des voix conservatrices » en Roumanie. Il a notamment affirmé que Nicolas Lerner, chef des renseignements extérieurs français (DGSE), lui aurait demandé de supprimer des contenus conservateurs sur Telegram, une allégation qu’il a rendue publique en utilisant l’emoji d’une baguette pour désigner la France.

      Des Soupçons d’Ingérence Pro-Européenne

      Bien que ces accusations aient été démenties par le Quai d’Orsay et la DGSE, qui ont qualifié ces allégations de « totalement infondées », plusieurs éléments troublants alimentent les soupçons et tendent à croire la thèse d’ingérence pro-européenne. En novembre 2024, des enquêtes ont révélé que la campagne TikTok pro-Georgescu, initialement financée par des proches du président sortant Klaus Iohannis (un libéral pro-européen), aurait été détournée pour favoriser Georgescu, avant d’être utilisée comme prétexte pour annuler le scrutin. De plus, le 9 janvier 2025, Thierry Breton, ancien commissaire européen, a déclaré sur RMC : « On l’a fait en Roumanie, si il faut on le fera en Allemagne« , une phrase interprétée comme un aveu d’intervention.

      Ces éléments, combinés au contexte géopolitique – la Roumanie étant un allié stratégique de l’UE et de l’OTAN face à la guerre en Ukraine – renforcent l’hypothèse d’une intervention pour empêcher une présidence nationaliste. Les démentis officiels, bien que fermes, peinent à convaincre dans un contexte où aucun État n’admettrait ouvertement une ingérence, par crainte des conséquences diplomatiques et politiques.

        Rappel des Faits : Les Accusations de Pavel Durov Contre la France
        Pour rappel, comme nous l’avions détaillé dans notre article publié hier, Pavel Durov, le patron de Telegram, avait publié le 18 mai, jour du second tour, un message choc sur Telegram. Il accusait la France d’avoir tenté de « censurer des voix conservatrices » en Roumanie, affirmant que Nicolas Lerner, chef des renseignements extérieurs français (DGSE), lui aurait demandé de supprimer des contenus conservateurs sur Telegram. Durov avait accompagné son message d’un emoji baguette pour désigner la France, provoquant une onde de choc dans le débat politique roumain.

          Un Climat Politique Sous Tension

          La démarche de Simion risque d’aggraver la polarisation déjà profonde en Roumanie, où la société est divisée entre un camp pro-européen et un mouvement nationaliste (zt qui semble majoritaire) en pleine ascension. Le scrutin de mai, suivi de près par l’Union européenne et l’OTAN en raison de la position stratégique de la Roumanie, voisine de l’Ukraine, a été marqué par des accusations croisées d’ingérence.

          Vers une Nouvelle Crise Institutionnelle ?

          Alors que la Roumanie espérait clore un chapitre tumultueux avec l’élection de Nicusor Dan, la requête de Simion pourrait rouvrir une période d’incertitude. Si la Cour constitutionnelle accepte d’examiner le recours, cela pourrait prolonger la crise politique dans un pays où la résistance envers les institutions et la classe politique est déjà largement répandue. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si la démocratie roumaine peut surmonter ce nouveau test.

           

            « Les patriotes de la diversité », fusibles au service du néolibéralisme et des lobbys israéliens

            « Les patriotes de la diversité », fusibles au service du néolibéralisme et des lobbys israéliens

            Le 12 octobre 2025, place de la République à Paris, une marée de drapeaux bleu-blanc-rouge envahit l’espace, portée par les accents vibrants de la Marseillaise. Ce rassemblement, initié par un réseau d’influenceurs patriotes, promettait de défendre l’identité française face à la « profanation » du lieu par des tags politiques et des emblèmes étrangers. Mais derrière l’élan populaire, l’association Les Patriotes de la Diversité transforme l’événement en un spectacle festif, dénué de revendications concrètes – ni souveraineté, ni contrôle migratoire, ni justice sociale. Soutenue par des figures comme Vincent Bolloré, Pierre-Édouard Stérin et le lobby pro-israélien ELNET, cette manifestation révèle une orchestration subtile, où un patriotisme édulcoré sert à canaliser la colère populaire. En écho à SOS Racisme en 1984, qui avait désamorcé la révolte des banlieues, ce mouvement illustre une ingénierie sociale au service du néolibéralisme et d’un agenda pro-sioniste. Entre slogans consensuels, influenceurs floués, et passerelles avec le pouvoir macroniste, cette enquête dévoile comment la ferveur tricolore est détournée pour protéger un système élitiste, marginalisant les voix subversives comme celles des Gilets Jaunes ou des patriotes illibéraux. Plongez dans une analyse percutante qui explore les coulisses d’une manipulation où la République devient un théâtre d’élites, et découvrez ce que cache vraiment cette vague patriotique...

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            Comment le milliardaire Stérin finance la droite judéo-chrétienne et ses médias ?

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            Cette enquête explore les mécanismes de ces financements, confirmés par des enquêtes journalistiques et leurs implications dans le débat public français...

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            Panamza : Chronique d’un pseudo-dissident qui cherche à diviser

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            Dans un paysage médiatique français où la dissidence authentique peine à s’unir face à l’oligarchie mondiale, Hicham Hamza, alias Panamza, se pare d’une façade puritaine anti-système pour mieux semer la discorde. Fondateur d’un site d’enquête en 2013, il se pose en pourfendeur des « réseaux sionistes » et des élites, tout en attaquant sans relâche les vrais résistants – Alain Soral, Youssef Hindi, Pierre Jovanovic, Marcel D., Dieudonné, Salim Laïbi etc… etc….

            Mais derrière cette vitrine de radicalité, une chronologie implacable révèle un opportunisme flagrant : des piges pour des médias financés par des milliardaires comme Xavier Niel, une complicité assumée avec des collaborations athlantistes via oumma.com (révélées par WikiLeaks), et une propension à relayer des narratifs alignés sur Tel-Aviv, issus de sources promues par le B’naï B’rith, le GODF, Jacques Attali ou des figures comme Caroline Fourest et Conspiracy Watch.

            Pire, un journaliste anonyme nous a confié via des vocaux que Hamza servirait de « rabatteur » pour identifier et dresser des listes de radicaux, alimentant ainsi les services de renseignement…

            Surveillance Post-COVID en France et en Europe

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