Illustration réalisée par Contre7
C’est l’une des entreprises les plus rentables de France. Un colosse logistique qui transporte des conteneurs aux quatre coins du monde. Et pourtant, quand il s’agit de contribuer aux finances publiques, CMA CGM, l’empire de la famille Saadé, réussit le tour de force de passer à travers les mailles du filet fiscal. Comment ? Grâce à un privilège vieux de plus de vingt ans : la « taxe au tonnage ». Un dispositif sur mesure qui permet aux géants du fret maritime d’échapper à l’impôt sur les sociétés. Bienvenue dans le monde feutré des paradis fiscaux légalisés.
L’explosion des profits post-Covid : jackpot pour les armateurs
La crise sanitaire de 2020 a déclenché une période de chaos logistique mondial. Ports à l’arrêt, pénuries de conteneurs, files d’attente au large de Shanghai ou de Los Angeles. Conséquence directe : les prix du transport maritime se sont envolés. Selon la Banque mondiale, le coût moyen du fret maritime a été multiplié par 6 entre janvier 2020 et fin 2021. Un conteneur de 40 pieds entre la Chine et l’Europe pouvait coûter jusqu’à 12 000 dollars, contre 1 500 dollars auparavant.
Dans ce contexte, les armateurs ont vu leurs marges s’envoler. CMA CGM, troisième armateur mondial, a affiché un bénéfice net de 23,5 milliards d’euros en 2022. Soit plus que TotalEnergies cette année-là. Et ce, sans forer un seul baril ni produire le moindre microprocesseur. Juste en transportant des boîtes.
La « taxe au tonnage » : l’évasion fiscale déguisée en patriotisme économique
Mais combien CMA CGM a-t-elle payé d’impôts sur ces bénéfices colossaux ? Difficile à savoir. Le groupe n’est pas coté en Bourse et sa communication financière est évasive. Selon une enquête de Libération (avril 2023), le taux d’imposition effectif du groupe serait inférieur à 3 %. Pourquoi si peu ? Parce que CMA CGM bénéficie d’un régime fiscal d’exception, instauré en 2003 : la taxe au tonnage.
Ce régime ne taxe pas les profits réels, mais une estimation forfaitaire basée sur la taille et le tonnage des navires. Une sorte de flat tax maritime. Peu importe que vous réalisiez 500 millions ou 5 milliards de profits, l’impôt sera quasi identique. Une aubaine pour les armateurs. Une hémorragie pour les finances publiques.
Francis Mer, Jean-Pierre Raffarin et les architectes du privilège
Revenons à l’origine. En 2003, le gouvernement Raffarin met en place ce régime spécial, sur proposition de Francis Mer, ministre de l’Économie (ex-patron d’Usinor) et Gilles de Robien, ministre des Transports. Le discours officiel est limpide : il faut lutter contre les pavillons de complaisance, maintenir l’activité maritime en France, empêcher la délocalisation des sièges.
Rodolphe Saadé et son père Jacques, alors à la tête de CMA CGM, menacent de partir à Londres. Le chantage fonctionne. Le gouvernement cède. Le régime est adopté, validé par Bruxelles, et jamais remis en question depuis. En 2019, Emmanuel Macron l’a même consolidé.
La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme, dans le vide
Dans un rapport de 2023, la Cour des comptes dénonce la faiblesse des recettes fiscales issues de ce régime. Elle souligne que le manque à gagner pour l’État se chiffre en milliards chaque année. Aucune suite.
Silence gêné à Bercy. L’État préfère même confier à CMA CGM de nouvelles responsabilités : financement de La Provence, acquisition de parts dans Air France, gestion d’infrastructures portuaires. Le groupe devient un acteur quasi-public… sans payer ses contributions.
Répercussions économiques : quand le fret dévore le quotidien
Cette fiscalité de faveur n’est pas une affaire abstraite. Elle se traduit directement par une injustice sociale. Car pendant que CMA engrange les milliards sans impôts, les prix à la consommation s’envolent. Le transport représente jusqu’à 20 % du coût final de certains biens importés. En 2021-2022, l’inflation sur les produits électroniques, les vêtements ou les jouets est en partie liée au prix du fret.
Pendant que la famille Saadé multiplie les acquisitions (bureaux, médias, centres logistiques), les PME françaises, elles, paient le prix fort. Et les consommateurs avec. C’est l’économie du ruissellement… à l’envers.
Vers une souveraineté logistique ou une captation oligarchique ?
Officiellement, l’État soutient CMA CGM pour garantir l’indépendance logistique de la France. Dans les faits, cela revient à confier à une seule famille un pouvoir immense sur les routes commerciales, les ports, les médias et même la culture. Car CMA CGM est désormais actionnaire de M6, d’Air France, et sponsor des JO de Paris.
En décembre 2024, Rodolphe Saadé a été reçu à l’Elysée comme un chef d’État. Il a promis des « investissements responsables » et des « emplois verts ». Mais où est la contrepartie fiscale ? Où sont les conditions ?
Le naufrage d’une fiscalité juste
La taxe au tonnage est un exemple emblématique d’une France à deux vitesses. D’un côté, des millions de salariés et de petits entrepreneurs qui paient plein pot. De l’autre, une oligarchie maritime qui prospère à l’ombre des lois. Cette injustice est d’autant plus insupportable qu’elle est légale, bénie par les gouvernements successifs, et protégée par le silence des grands médias.
Car ne nous y trompons pas : si CMA CGM investit dans La Provence, dans Maritima, dans les JO ou dans les terminaux du Havre, ce n’est pas que par patriotisme. C’est aussi pour verrouiller sa position, acheter la paix sociale, et sanctuariser ses privilèges.
Conclusion : vers un impôt au tonnage pour tous ?
Pourquoi ne pas généraliser ce régime fiscal ? Taxons les boulangers au poids de leur four, les agriculteurs à la surface de leurs champs, les écrivains au nombre de pages. Car c’est exactement ce qu’on fait avec CMA CGM. Le privilège fiscal flottant de Rodolphe Saadé n’est pas une aberration. C’est une clé de lecture. Une preuve que dans la France de 2025, les riches ne nagent pas seulement entre deux eaux. Ils y planent, hors d’atteinte.
Et si l’on ne remet pas en cause ces arrangements dépassés, alors ce ne sont pas seulement nos ports qui seront vendus. Ce sera notre souveraineté, notre fiscalité, et notre dignité.
Attaque au couteau au lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes : une élève tuée, trois blessés, un suspect interpellé
Nantes, 24 avril 2025 – Une tragédie a secoué la ville de Nantes ce jeudi 24 avril à la mi-journée. Un lycéen de 15 ans a poignardé quatre élèves au sein de l’établissement scolaire privé Notre-Dame-de-Toutes-Aides, situé dans le quartier Doulon. Une lycéenne a succombé à ses blessures, tandis que trois autres élèves ont été blessés, dont un grièvement. L’auteur présumé de l’attaque a été interpellé...
Trump, agent de Poutine et Xi ? Le complotisme ironique d’Attali
Le 23 avril 2025, Jacques Attali, l’inénarrable provocateur des plateaux télévisés, a décidé de nous offrir un petit chef-d’œuvre de conspiration : "Et si le président Trump était un agent chinois ?" Il a partagé une vidéo sur X où on le voit, micro à la main, dans une posture de sage qui aurait trop lu de romans d’espionnage. Vraiment, Jacques, on ne pouvait pas rêver mieux pour annoncer un complot mondial ! Mais il ne s’arrête pas là. Dans la vidéo, il enfonce le clou : "Beaucoup de gens pensent que Trump est un agent russe, moi je ne sais pas s’il est un agent russe, mais tout se passe comme s’il était un agent russe, mais pas seulement, parce que aussi tout se passe comme s’il était un agent chinois. Oui, tout se passe comme si Trump faisait tout pour que la Chine devienne la première puissance du monde." On imagine déjà les amateurs de théories du complot, popcorn à la main, applaudissant depuis leurs bunkers...
Peter Brabeck, ex-baron de Nestlé à la rescousse du WEF
Le 21 avril 2025, Peter Brabeck-Letmathe, l’ex-baron de Nestlé et apôtre de l’eau en bouteille, a ramassé le sceptre brisé de Klaus Schwab pour devenir président par intérim du Forum économique mondial (WEF). À 80 ans, cet Autrichien au sourire de requin, qui a passé sa carrière à transformer des ressources vitales en profits obscènes, prend les rênes d’une organisation déjà naufragée par les scandales de son prédécesseur. Loin de redorer l’image du WEF, Brabeck apporte avec lui un CV qui empeste la fraude, la cupidité et l’hypocrisie. De l’eau contaminée aux jets privés ratés, en passant par des déclarations qui donnent des sueurs froides, voici le portrait d’un pompier pyromane chargé de sauver Davos. Spoiler : il risque de tout cramer...
Klaus Schwab, l’autocrate de Davos, jeté par la porte de son propre empire
Le 21 avril 2025, Klaus Schwab, l’octogénaire autoproclamé grand timonier du Forum économique mondial (WEF), a été poussé vers la sortie avec une brutalité qui contraste avec les salons feutrés de Davos. À 87 ans, celui qui a passé plus de cinq décennies à jouer les chefs d’orchestre des élites globalistes, prêchant la « quatrième révolution industrielle » et le « Great Reset » depuis son trône alpin, a annoncé sa démission immédiate de son poste de président et de membre du conseil d’administration. Finie, la transition feutrée qu’il avait promise jusqu’en janvier 2027. Exit, le départ en fanfare d’un visionnaire autoproclamé. Schwab s’éclipse sous un nuage d’allégations de malversations financières et éthiques, laissant derrière lui un WEF en pleine crise et un héritage qui sent le rance. Bienvenue dans la chute d’un empire bâti sur du champagne à 300 euros la bouteille et des sermons hypocrites sur la « durabilité »....
Attaques coordonnées contre les prisons françaises : la mexicanisation du territoire en marche
Depuis le 13 avril 2025, la France est le théâtre d’une vague d’attaques sans précédent visant son système pénitentiaire. En dix jours, 65 actes violents ont été recensés dans une trentaine de départements, incluant des tirs d’armes automatiques, des incendies de véhicules et des menaces directes contre les agents pénitentiaires...
Peine de mort : quand la charia et l’autoritarisme dictent la justice du sang
L’année 2024 a été un triomphe pour les États où la "justice" s’écrit au sabre, à la corde ou par injection létale. Dans ces pays, le droit n’est pas l’expression de la raison, mais le bras armé d’un pouvoir religieux ou dictatorial. Charia islamique stricte, lois antiterroristes floues, justice expéditive militaire : voilà les piliers juridiques qui ont permis à au moins 1 153 personnes d’être exécutées l’année dernière, selon le dernier rapport d’Amnesty International. Et encore, ce chiffre ne prend pas en compte les exécutions clandestines ou étatiques gardées secrètes, notamment en Chine...
Bétharram : La fille de Bayrou parle, mais le Premier ministre s’enfonce
Le 22 avril 2025, Hélène Perlant, 53 ans, fille aînée de François Bayrou, a jeté un pavé dans la mare. Dans Paris Match, elle raconte une agression brutale à 14 ans, lors d’un camp d’été organisé par la congrégation de Notre-Dame de Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques. Saisie par les cheveux, traînée au sol et rouée de coups par le père Lartiguet, un prêtre imposant décédé en 2000, elle décrit un « régime de terreur » où la peur muselait les victimes. « Je me suis urinée dessus, prostrée toute la nuit », confie-t-elle, évoquant une institution fonctionnant « comme une secte »...
L’Option Samson : Quand Israël Brandit l’Apocalypse comme Arme de Dissuasion
Dans un monde où la géopolitique ressemble à une partie d’échecs jouée avec des grenades dégoupillées, Israël vient de rappeler qu’il n’a pas l’intention de perdre sans emporter tout le plateau avec lui. Une déclaration récente attribuée à Benjamin Netanyahu – « Si Israël tombe, le monde entier tombe » – n’est pas une simple hyperbole pour galvaniser ses soutiens. Elle est l’écho glaçant d’une doctrine bien réelle et terrifiante : l’option Samson. Une stratégie qui, sous des airs de tragédie biblique, pourrait transformer le Moyen-Orient, et au-delà, en un champ de ruines radioactives...
Colorants artificiels : ce poison coloré que Trump souhaite interdire mais que la France tolère encore
En Amérique, RFK Jr. veut les interdire. En France, on les retrouve dans les bonbons de vos enfants.
Pendant que les États-Unis s’apprêtent à tourner la page des colorants artificiels issus du pétrole, la France, elle, continue à fermer les yeux. Trop de lobbies, trop de complicités. Résultat ? Des colorants potentiellement toxiques continuent de colorer joyeusement les céréales du petit-déj et les bonbons fluo… avec la bénédiction de l’État...
La Russie et l’Iran scellent un partenariat stratégique
Le 21 avril 2025, le président russe Vladimir Poutine a ratifié un accord de partenariat stratégique avec l’Iran, signé le 17 janvier 2025 avec son homologue iranien Masoud Pezeshkian. Cet accord, qui s’étend sur 20 ans, couvre des domaines aussi variés que le commerce, l’énergie, la défense et la coordination diplomatique. Loin de se limiter à une simple réponse aux pressions occidentales, ce partenariat reflète une ambition plus large : la consolidation d’un ordre mondial multipolaire où des puissances non occidentales jouent un rôle central. Dans un contexte de fragmentation géopolitique, cet accord russo-iranien invite à repenser les dynamiques globales et régionales...









