Illustration générée par Contre7
Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, le gouvernement britannique exprime de vives préoccupations face à la possible militarisation des technologies de géo-ingénierie solaire par des États hostiles. Selon une lettre de la ministre du Climat, Kerry McCarthy, publiée le 15 juin 2025, le Royaume-Uni évalue les risques que des « acteurs indépendants ou tiers » utilisent la modification du rayonnement solaire (SRM) à des fins malveillantes. Ces techniques, qui consistent à “réfléchir la lumière du soleil pour refroidir la planète”, incluent l’injection d’aérosols dans l’atmosphère ou l’éclaircissement des nuages.
Une menace hybride émergente
Matt Ince, expert chez Dragonfly Intelligence, alerte sur le danger que des nations exploitent ces technologies dans le cadre de guerres hybrides. « Leur coût relativement bas et la difficulté d’en attribuer la responsabilité en font des outils attrayants pour des acteurs mal intentionnés », explique-t-il. Un déploiement non contrôlé pourrait provoquer des catastrophes environnementales, comme des sécheresses ou des perturbations climatiques majeures, avec des conséquences dévastatrices pour les populations ciblées.
Le lieutenant-général Richard Nugee, ancien responsable du ministère de la Défense, tempère toutefois : « Aucun État n’a encore militarisé la SRM, et son coût élevé, combiné à ses effets imprévisibles, en fait une arme complexe à maîtriser. » Malgré ces incertitudes, la menace est prise au sérieux à Whitehall, où l’on redoute une course à l’armement climatique.
Une position prudente
Le Royaume-Uni, qui s’oppose au déploiement de la SRM, privilégie une approche scientifique. « Notre priorité est de comprendre les risques à travers la recherche », a déclaré McCarthy. L’Advanced Research and Invention Agency (Aria) finance ainsi plus de 50 millions de livres sterling pour des essais en plein air, notamment sur l’éclaircissement des nuages, mais uniquement à des fins expérimentales. Ces initiatives suscitent néanmoins des inquiétudes publiques, révélant un scepticisme croissant face à la géo-ingénierie.
Un défi géopolitique et éthique
La géo-ingénierie solaire, soulève des questions éthiques et stratégiques majeures. Qui contrôlera ces technologies ? Comment éviter leur détournement ? Pour l’heure, le Royaume-Uni appelle à une coopération internationale renforcée pour encadrer leur développement et prévenir leur usage hostile.
Alors que les tensions globales s’intensifient, la perspective d’une « guerre du climat » ajoute une nouvelle dimension aux enjeux de sécurité mondiale. Le Royaume-Uni, en première ligne, cherche à anticiper cette menace tout en naviguant dans un débat public délicat sur l’avenir de la planète.
Source : The Telegraph, 15 juin 2025
France Télévisions : un colosse public miné par ses propres privilèges
Netanyahou : « Nos influenceurs sont cruciaux »
Starmer : « Vous ne pourrez pas travailler au Royaume-Uni si vous n’avez pas d’identité numérique »
Psyop de la BCE : Du cash pour survivre en cas de crise ?
Euro numérique : quand Lagarde prend la Chine en modèle
Nicolas Sarkozy reconnu coupable dans l’affaire des financements libyens
Quand l’extrême droite découvre qu’Israël n’est pas son ami
L’Euro Numérique : Une Menace pour la Liberté Financière et un Pas de Plus Vers le Contrôle Social ?
Rachel Khan et l’empathie à géométrie variable : un suprémacisme récurrent
Île-de-France : Pécresse supprime les subventions de personnes handicapées
Dans une décision discrète, révélée le 19 septembre 2025, le Conseil régional d’Île-de-France, présidé par Valérie Pécresse, a choisi de supprimer les subventions annuelles de 2 millions d’euros allouées aux Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). Ces structures, instaurées par la loi de 2005 sur l’égalité des chances, jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap, en finançant des équipements, des adaptations de véhicules ou encore des aides quotidiennes. Cette coupe budgétaire, décidée sans annonce publique ni consultation des départements concernés, risque d’aggraver les difficultés de près de 2 000 bénéficiaires chaque année.
