Ce 1er septembre, dans son fichiers de recensement « Conspipédia », un fichier Tulard qui met une cible dans le dos des sceptiques un peu trop bruyants.

Une fiche réservée aux abonnés « Premium », ce qui nous a obligé à payer 5 euros pour accéder à leurs articles que nous vous retranscivons gratuitement.

Nous y avons découvert une description du média classique et sans originalité puis la fiche de Nicolas Philippe Granget rédigée par une I.A au vu des guillemets atypiques. Et c’est sans compter l’article en mode audio dont la voix I.A fait saigner les oreilles. 

Il est important de signaler un détail mensonger dans leur présentation de Nicolas : »Il y dénonce notamment les prétendues manipulations médiatiques, l’influence d’Israël et des Juifs… » Nicolas n’a jamais évoqué une influence juive, nous conseillons à Conspiracy watch de réunir les preuves dès maintenant…

Nicolas Philippe Granget est le co-fondateur et directeur du média complotiste Contre 7, qu’il a lancé en mai 2025.

Se présentant comme« journaliste d’investigation numérique », Nicolas Granget est le principal visage de Contre 7, notamment de ses contenus vidéos. Parallèlement à une activité d’entrepreneur dans le nettoyage de bâtiments, il se lance en 2022 dans la création de contenus vidéossur TikTok où il est particulièrement suivi (plus de 350 000 abonnés), Facebook (95 000) et Instagram (environ 44 000). Il y dénonce notamment les prétendues manipulations médiatiques, l’influence d’Israël et des Juifs, ainsi que la soumission des élites politiques au «Nouvel ordre mondial», qu’il qualifie de « camp de la décadence ».

En décembre 2024, dans une vidéo vue plus de 600 000 fois, Granget met en lumière une interview par TV Libertés de Pierre de Gaulle, petit-fils très russophile du fondateur de la Cinquième République, où ce dernier affirme que la plupart des responsables politiques français sont issus du programme Young Leaders,« parrainé par la CIA ».

En juin 2025, Granget reçoit des mains deDieudonnéune Quenelle d’Or, que le fondateur de Contre 7 qualifie lui-même de« médaille de la dissidence »pour sa« lutte contre la propagande et la censure ».

En octobre 2024,suite à la mort d’un jeune cycliste écrasé à Paris, Grangetaffirme dans une vidéoà propos du conducteur du véhicule, identifié comme juif :« il fait partie du peuple élu […] d’une certaine communauté, avec laquelle normalement on ne rigole pas. Donc j’attends de voir ce que va faire la justice, mais faut pas se leurrer, le type ne sera pas condamné pour meurtre ».

En novembre 2025, dans une vidéo partagée sur X, il affirme que la médiatisation soudaine, aprèsla chute de la ville d’El-Fasher, de la guerre civile au Soudan, quasi absente de l’actualité depuis son déclenchement en avril 2023, est une« diversion »pour« détourner le regard des crimes d’un allié clé, Israël »à Gaza :« le basculement médiatique de ces derniers jours n’est pas spontané, il est le résultat d’une coordination entre agences de presse internationales, d’un alignement des rédactions publiques et privées sur la communication de l’État et d’une instrumentalisation politique des émotions collectives, par le biais des influenceurs ».

En juillet 2025, Contre 7 annonce la publication d’un texte dénonçant« l’israélisation de la France»signé sous le pseudonyme « Salokine Tegnargue », quasi-anagramme de « Nicolas Granget ».

Nicolas Granget arbore des vêtements portant la mention « Je suis complotiste », marque créée par Contre 7 pour se financer, dont il fait la promotion sur sa page TikTok ou Facebook. Mi-mars 2026, dans une vidéo promotionnelle en forme de profession de foi, il déclare :« vous êtes complotiste si vous estimez que des groupes secrets contrôlent le monde, si vous remettez en question le réchauffement climatique, si vous n’êtes pas d’accord avec la vaccination obligatoire, si vous considérez que l’attaque d’Israël est illégitime voire illégale, si vous considérez que la Russie a peut-être raison d’attaquer l’Ukraine ».

Contre7 est un média complotiste français fondé par Nicolas Philippe Granget et Vincent de Oliveira (alias Vincent VDO), qui sont aussi ses principaux animateurs et rédacteurs.

Le site, lancé au printemps 2025, affirme proposer une« info brute, sans filtre ni muselière »et précise dansses mentions légalesne pas disposer d’une immatriculation auprès de la CPPAP (la Commission paritaire des publications et des agences de presse), qui serait réservée aux« moutons ».

Contre 7 publie de nombreux articles, type billet de blogs, sur des sujets chers à la complosphère : l’influence larvée des « sionistes » et d’Israël, suspectés par exemple d’être derrière l’assassinat de Charlie Kirk ; le pouvoir des Rothschild, de Jacques Attali et de George Soros ; celui des francs-maçons, du fonds d’investissement BlackRock ou du cabinet de conseil McKinsey ; la marche vers la dictature numérique ; les vaccins néfastes imposés parBig Pharma; les ramifications tentaculaires de l’affaire Epstein ; les manipulations des Occidentaux contre la Russie en Ukraine ; mais aussi des textes de soutien à Alain Soral ou à Xavier Moreau par exemple.

Contre 7 propose une version payante pour accéder à des contenus Premium, promettant des révélations sur les lobbies et des dossiers sur des sujets comme « Escrologie & Climat »«Nouvel Ordre Mondial: Davos, ONU, technocrates – qui tire vraiment les ficelles ? », « Justice & Pédocriminalité : Les scandales étouffés, les réseaux protégés », « Big Pharma, vaccins, crises manipulées »  ou encore «État Profond: Les marionnettistes invisibles des administrations ».

Sur la boutique du site, on trouve à la vente des vêtements floqués « Je suis complotiste », ou encore  «#Qui ?»  (allusion à un dogwhistle antisémite bien connu) mais aussi des ouvrages de l’ex-soralien Jacob Cohenou de Philippe Pascot.

Suivie par seulement 5 800 personnes, la chaîne YouTube de Contre 7, créée en avril 2024, cumule près de 2,3 millions de vues, et propose notamment des interviews de Jacob Cohen, du Gilet jaune Jérôme Rodrigues, de l’islamologue Tariq Ramadan, de Myriam Palomba, d’Olivia Zemor (Europalestine), de Christian Cotten, de Marion Sigaut, de David Bizet (Nouvelle Aube), de Maxime Montaut (Wanted Pedo) ou encore d’Hinda Sebaihi, présidente du « Collectif international contre la pédocriminalité », visée par la Préfecture de police pour ses calomnies à l’encontre de l’Aide sociale à l’enfance.

La chaîne diffuse également des formats étiquetés « documentaires », par exemple « Oculta Ucraina », sur « les dessous de la guerre en Ukraine », ou une série sur la DARPA, où Nicolas Philippe Granget livre face caméra ses interprétations maximalistes de ce programme de recherche du Pentagone, objet d’une importante fantasmagorie complotiste.

En juillet 2025, Contre 7 annonce la publication d’un texte dénonçant« l’israélisation de la France»signé sous le pseudonyme « Salokine Tegnargue » (quasi-anagramme de « Nicolas Granget »).

Le 17 mars 2026, Nicolas Granget signe sur le site un article intitulé «Les complotistes avaient raison, les sionistes dirigent le monde».

Sur les réseaux sociaux, c’est surtout sur TikTok que Contre 7 trouve un écho, où il est suivi par plus de 30 000 personnes. Sur X, où le média compte moins de 12 000 abonnés, on trouve en guise d’accueilun tweet sans équivoquequi résume la ligne de Contre 7 : « Je crois en l’Etat Profond. Je crois aux groupes secrets qui dirigent le Monde. Je crois en l’ingénierie sociale. Je crois en la manipulation médiatique. Je crois aux réseaux pédo-satanistes. Je suis antivax. Je suis climato-sceptique. Je suis pro-russe. Je suis antisioniste. »