Des soldats ukrainiens arborent des symboles néonazis
Un récent article publié par *Le Monde* le 18 juin 2025, intitulé « Guerre en Ukraine : au sein de la 3e brigade d’assaut ukrainienne, des centaines de soldats arborent toujours des symboles néonazis », met en lumière une réalité troublante : la persistance de symboles et d’idéologies néonazis au sein de certaines unités de l’armée ukrainienne. Cette enquête, basée sur une analyse approfondie des réseaux sociaux, révèle un problème systémique qui ne peut être ignoré, malgré les efforts de communication visant à minimiser l’ampleur du phénomène.
Selon Le Monde, environ 350 soldats ukrainiens, dont 200 issus de la 3e brigade d’assaut, héritière directe du controversé régiment Azov, affichent ouvertement des symboles néonazis. Parmi ceux-ci, on retrouve des saluts nazis, des croix gammées, des emblèmes des SS et le « soleil noir », un symbole prisé par les milieux extrémistes. Ces révélations sont d’autant plus alarmantes que cette brigade, intégrée à l’armée régulière ukrainienne, joue un rôle clé dans la résistance contre l’invasion russe et bénéficie d’un soutien occidental, y compris de formations dispensées par des pays comme la France.
Le problème ne se limite pas à la 3e brigade. D’autres unités, telles que « Kraken », sont également concernées. Plus troublant encore, certains soldats arborant ces symboles ont été entraînés en Europe. L’article cite le cas d’un militaire ukrainien, formé en France, dont le tatouage SS était clairement visible. Interrogé à ce sujet, le ministère français des Armées s’est détourné en indiquant que la sélection des soldats relevait des autorités ukrainiennes. Cette réponse, bien que techniquement correcte, souligne un manque de vigilance de la part des partenaires occidentaux, qui semblent fermer les yeux sur ces dérives pour des raisons stratégiques.
La persistance de ces symboles, malgré les promesses de la 3e brigade d’assaut de modérer son image, révèle un échec à éradiquer l’influence des idéologies extrémistes dans certaines franges de l’armée. Cela soulève des questions urgentes : pourquoi ces comportements sont-ils tolérés ? Où est la responsabilité des autorités ukrainiennes et de leurs alliés occidentaux, qui financent et forment ces unités ? La lutte contre le néonazisme ne peut être reléguée au second plan sous prétexte de guerre.
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