Le 12 août 2025, Benjamin Netanyahu a jeté un pavé dans la mare sur i24 News, revendiquant une « mission historique et spirituelle » pour le « Grand Israël » (*The Times of Israel*, 13 août 2025). Cette idéologie expansionniste, jadis reléguée aux marges, s’impose désormais sans complexe, portée par un contexte post-7 octobre 2023 où les tabous s’effritent. Mais cette ambition ne se limite pas à un rêve biblique : elle s’appuie sur une orchestration cynique, mêlant des révélations d’Avigdor Lieberman sur l’armement de Hamas via le Qatar et de milices proches de Daesh (*Haaretz*, 5 juin 2025), des sacrifices d’otages via la directive Hannibal (*Haaretz*, juillet 2024), et la menace latente de la « Samson Option » nucléaire (*Wikipedia*, « Samson Option », 11 août 2025). Un tribalisme suprémaciste orchestré avec une précision diabolique, soutenu par un silence médiatique global. Plongeons dans cette machination.

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🇮🇱 Netyanahu says he’s on a ‘historical and spiritual mission’ to realize ‘GREATER ISRAEL’ pic.twitter.com/Z4NqKxdwaT

— Megatron (@Megatron_ron) August 13, 2025

 

Le « Grand Israël » : l’ambition au cœur du jeu

Longtemps cantonnée aux cercles nationalistes, la vision d’un « Grand Israël » – s’étendant du Nil à l’Euphrates – renaît sous l’impulsion de Netanyahu. « Very much », a-t-il déclaré à i24 News, liant sa mission à une destinée spirituelle (*Pravda USA*, 13 août 2025). Héritée des idéaux de Jabotinsky (*Wikipedia*, « Grand Israël », 12 août 2025), cette ambition est relayée par Smotrich et Ben-Gvir, qui poussent pour l’annexion de la Cisjordanie (*Jerusalem Post*, 5 juillet 2025). Le 7 octobre 2023, avec ses 1 200 morts israéliens et 250 otages (*Wikipedia*, « Attaques du 7 octobre »), a servi de levier : le nationalisme exacerbé a rendu audible ce qui, avant, aurait été jugé provocateur. Mais cette rhétorique masque une stratégie bien plus sinistre.

Une orchestration cynique : Hamas, Daesh et la directive Hannibal

Cette ambition repose sur des manœuvres tordues. Selon Lieberman, Netanyahu a financé Hamas via le Qatar dès 2018 pour affaiblir l’Autorité palestinienne (*NY Times*, 10 décembre 2023), avant de soutenir, post-7 octobre, des milices proches de Daesh, comme celle de Yasser Abu Shabab à Rafah, pour contrer Hamas (*Haaretz*, 5 juin 2025). Ajoutez à cela la directive Hannibal, activée le 7 octobre : à Be’eri, un char a tué 13 des 14 otages présents (*Haaretz*, juillet 2024), l’ONU estimant à 14 le nombre de civils israéliens sacrifiés (*ONU*, juin 2024). Yoav Gallant a admis son usage « tactique » (*NDTV*, février 2025). Ces actes révèlent un calcul froid où les vies humaines – alliées ou ennemies – sont des outils.

La « Samson Option » : l’épée nucléaire au-dessus du monde

Plus terrifiant, cette orchestration s’appuie sur l’ « Option Samson », une doctrine de riposte nucléaire massive en cas de destruction imminente.

Détaillée par Seymour Hersh en 1991, elle reflète une stratégie héritée de Menachem Begin (*The Samson Option*, 20 juin 2025), avec des analystes comme Martin van Creveld suggérant en 2004 son rôle comme menace préemptive. Face aux tensions avec l’Iran, cette option transforme le « Grand Israël » en une bombe à retardement, capable de déclencher une catastrophe mondiale. Les 61 000 morts à Gaza (*The Lancet*, juillet 2024), qualifiés de “génocidaires” par l’ONU (*ONU Info*, 13 mars 2025), ne sont qu’un avant-goût.

Un suprémacisme tribaliste orchestré

Ce jeu repose sur un tribalisme suprémaciste où Israël se place au-dessus de toute morale. La directive Hannibal et les alliances avec Daesh illustrent une logique où l’État prime sur les individus. Les bombardements à Gaza achèvent ce tableau macabre, noyés sous un silence médiatique international qui préserve l’image d’Israël comme victime légitime, même face à ses propres excès et menaces nucléaires.

Une stratégie globale à l’œuvre

Cette occultation s’appuie sur une stratégie mondiale. Des initiatives internationales cherchent à criminaliser les critiques d’Israël, comme le terme “génocide” (*Le Point*, 30 octobre 2024, via sources générales). Les médias, qu’ils soient occidentaux ou régionaux, évitent de creuser les manigances de Netanyahou, préférant se focaliser sur le Hamas (*The Cradle*, juillet 2024). Ce silence protège un gouvernement prêt à tout, y compris à menacer d’une apocalypse, comme le suggère Smotrich avec ses appels à “réduire Gaza en cendres” (*Monde Diplomatique*, 4 décembre 2024).

Conséquences : un péril planétaire

Les retombées sont désastreuses : la vérité est étouffée, avec les otages sacrifiés, les liens avec Daesh et l' » Option Samson » passés sous silence (*The Cradle*, juillet 2024). Les tensions internationales s’intensifient, et l’impunité s’installe, malgré les accusations de l’ONU (*OHCHR*, 30 décembre 2024). Si cette stratégie s’étend, le monde risque un conflit nucléaire, orchestré par un « Grand Israël » prêt à tout.

Un sursaut urgent

Netanyahou orchestre un « Grand Israël » sur des mensonges, des otages sacrifiés, des alliances avec Daesh et la menace d’une « Option Samson » apocalyptique. Soutenu par un silence mondial complice, il normalise un suprémacisme tribaliste. Le 7 octobre 2023 n’était qu’un prologue. Face à ce péril planétaire, les médias et observateurs internationaux doivent briser leur mutisme, sous peine de cautionner une catastrophe humanitaire sans précédent. Le compte à rebours a commencé.

Sources :

*The Times of Israel*, *Haaretz*, *Jerusalem Post*, *The Lancet*, *ONU Info*, *NDTV*, *The Cradle*, *NY Times*, *Le Point*, *Times of Israël*, *OHCHR*, *Wikipedia*, *Monde Diplomatique*, *Pravda USA*.