Laurent Kupferman,  membre du Grand Orient de France, a été retrouvé mort mercredi 2 juillet suite à la consommation de GHB et de 3MMC.

    Laurent Kupferman, essayiste et membre éminent du Grand Orient de France, a été retrouvé mort mercredi 2 juillet au matin, dans un appartement du centre-ville de Fontainebleau, en Seine-et-Marne. Âgé de 59 ans, il serait décédé après avoir consommé des drogues de synthèse, notamment du GHB et de la 3MMC, en compagnie de deux hommes rencontrés via un site de rencontre. Une enquête pour « homicide involontaire » est en cours, et les deux individus présents ont été placés en garde à vue.

    Les circonstances du décès

    D’après Le Figaro et Le Parisien, Kupferman aurait rejoint deux hommes, âgés de 39 et 58 ans, dans un logement de la rue de la Paroisse vers 2h40. Les trois hommes auraient consommé des drogues de synthèse, souvent associées à des pratiques à risque comme le « chemsex ». Vers 8h00, les deux individus ont constaté que Kupferman était inanimé. Malgré leurs efforts pour le réanimer par massage cardiaque et l’intervention des secours, son décès a été prononcé en fin de matinée. L’enquête vise à clarifier la cause exacte de la mort, l’origine des stupéfiants et les responsabilités des personnes présentes.

    Parcours de Laurent Kupferman

    Laurent Kupferman, fils de l’historien Fred Kupferman et de l’écrivaine Sigrid Kupferman, s’était distingué dans plusieurs domaines. Diplômé en droit de l’Université Paris-Panthéon-Assas, il a fondé l’Orchestre symphonique d’Europe en 1988 et a occupé un poste de conseiller auprès du ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy de 1995 à 1997. Il a publié plusieurs ouvrages sur la franc-maçonnerie, dont Ce que la France doit aux francs-maçons (2012) et Les aventuriers de la République (2015), coécrits avec Emmanuel Pierrat et Jacques Ravenne. Il a également collaboré en tant que chroniqueur pour Marianne et France Culture. En 2021, il a lancé la pétition « Osez Joséphine », qui a joué un rôle dans l’entrée de Joséphine Baker au Panthéon.

    Réactions et débats

    La mort de Kupferman a suscité des réactions contrastées. Certains ont mis en avant son engagement dans la franc-maçonnerie et ses prises de position publiques, tandis que d’autres, notamment sur des sites comme Le Salon Beige, ont critiqué ce qu’ils perçoivent comme une contradiction entre son image publique et les circonstances de son décès. Ces débats reflètent des tensions autour de la figure de Kupferman, membre d’une organisation qui milite pour des causes progressistes, y compris la dépénalisation des drogues.

    Une enquête pour faire la lumière

    L’enquête pour « homicide involontaire » se concentre sur la consommation de GHB et de 3MMC, des substances à haut risque, et sur leur provenance. Les autorités cherchent à déterminer si des négligences ou des actes intentionnels ont contribué au drame. Les deux hommes présents, placés en garde à vue, font l’objet d’investigations approfondies.

    Un décès qui interroge

    La disparition de Laurent Kupferman, connu pour ses contributions intellectuelles et son rôle au sein du Grand Orient de France, marque un tournant dans les discussions sur les figures publiques et leurs vies privées. Le Grand Orient de France a publié un communiqué exprimant sa « profonde tristesse » et ses condoléances à la famille. À Fontainebleau, l’émotion reste vive, tandis que l’enquête devra apporter des réponses sur les circonstances de ce décès.

    Sources : Le Figaro, Le Parisien, 450.fm, L’Indépendant, Libération, Midi Libre, Ouest-France, Closer, 20 Minutes, Le Salon Beige.