Jean-Luc Mélenchon vient de lancer sa dernière trouvaille : une motion de destitution d’Emmanuel Macron le 23 septembre. Les naïfs s’enthousiasment déjà : “Enfin, l’opposition se lève !” Mais la vérité est toute autre : ce n’est ni une révolte, ni une menace pour Macron. C’est une opération de diversion, une pièce de théâtre jouée par un acteur du système.
Car soyons clairs : la destitution présidentielle, prévue par l’article 68 de la Constitution, est une arme nucléaire politique. Elle suppose que l’Assemblée et le Sénat se transforment en Haute Cour et votent à la majorité absolue pour renverser Macron. Autrement dit : mission impossible. Mélenchon le sait. Alors pourquoi l’annonce-t-il ? Pour occuper l’espace médiatique, détourner la colère, et canaliser l’énergie populaire vers une impasse institutionnelle.
Depuis des années, le chef de LFI se donne des allures de tribun, mais au moment décisif il s’efface toujours.
- En 2017 et 2022, il a fait élire Macron en appelant à “barrer la route à Le Pen”.
- Lors des Gilets jaunes, il a joué les figurants avant d’abandonner le mouvement dès que l’insurrection prenait forme.
- Sur le passe sanitaire, il a dénoncé mais n’a jamais appelé à une résistance active.
- Sur l’Ukraine, il a fait semblant de critiquer l’OTAN avant de reprendre, comme Macron, la fable de “l’agression russe”.
Voilà le vrai visage de Mélenchon : celui d’un faux opposant, d’un paratonnerre utile au pouvoir. Il canalise les colères, les dissout dans des coups d’éclat verbaux, puis laisse Macron continuer son œuvre de démolition sociale.
Macron et Mélenchon sont les deux acteurs d’un même spectacle : le premier incarne l’ordre technocratique, le second la contestation de pacotille. Ensemble, ils verrouillent le système. Macron se pose en “rempart contre le chaos”, Mélenchon en “voix du peuple” inoffensive. Résultat : rien ne bouge. Le chaos, c’est Macron. Et l’assurance-vie de Macron, c’est Mélenchon.
Alors non, cette motion de destitution n’est pas un acte révolutionnaire. C’est une escroquerie politique. Une agitation sans conséquence, destinée à endormir les masses et à donner au tribun de pacotille son quart d’heure de gloire. Mélenchon est un complice, pas un adversaire. Un collaborateur du système. Une opposition sous contrôle, parfaitement calibrée pour neutraliser toute véritable révolte.
Le 23 septembre, il ne se passera rien. Comme toujours. Et c’est bien là l’objectif.